Sénégal : Louga fait la fête pendant une semaine

Le festival international de folklore et de percussion ( FESFOP) de Louga a commencé ce mercredi. Toutes les places de la ville seront animées par des troupes africaines et européennes. Louga vibrera jusqu’au 4 janvier aux rythmes de la percussion et des danses folkloriques.

Louga (ville moyenne au nord-est de Dakar) sera pendant une semaine un théâtre à ciel ouvert. Le festival international de folklore et de percussion draine chaque année des milliers de visiteurs. Aux troupes sénégalaises, venues de toutes les régions du pays, viennent s’ajouter celles des pays avoisinants. Les organisateurs ont placé ce festival sous le thème  » Convergences culturelles et mondialisation « . Tout un programme.  » Nous voulons sortir notre ville de l’anonymat. Ce festival est notre meilleur atout même si nous avons dû faire beaucoup d’efforts pour l’organiser « , explique un conseiller municipal.

Peu de moyens, grandes ambitions

La municipalité a raclé ses tiroirs-caisses pour maintenir en vie le FESFOP. Les sponsors et les autres partenaires économiques ont annulé leurs contributions à la dernière minute. Louga a dû débourser près de trois millions CFA. Sur les 40 millions nécessaires à l’organisation de ce festival, seul le tiers a été bouclé.  » Il faut que l’Etat puisse revoir sa participation financière à la hausse « , espère Ali Touré,  » militant de la culture  » à Louga.

Millénaire en dansant

Pour le 31 décembre, Louga se veut danse et musique. Minuit trouvera les festivaliers dans un immense bal populaire. Toutes les troupes seront dans la rue pour dire adieu à ce millénaire en musique.  » J’espère qu’on parlera de nous cette fois-ci. Nous avons un meilleur programme que Dakar ou Saint-Louis. Les touristes nous boudent parce qu’ils n’entendent jamais parler de notre ville. Louga peut devenir la capitale sénégalaise de la culture « , rêve Ali Touré.

Et comme pour narguer Saint-Louis, les organisateurs ont prévu une excursion dans cette ville pour l’ensemble des festivaliers. L’année prochaine, une excursion à Dakar ?