Sénégal : les gendarmes ont-ils déjoué une attaque terroriste ?

Les éléments du GARSI

Au Sénégal, une patrouille de gendarmerie ayant essuyé des tirs d’arme à feu a apporté une violente riposte qui a contraint leurs assaillants à prendre la fuite abandonnant leur moto et leurs armes sur place.

Les faits ont eu lieu dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 janvier 2020, dans une localité frontalière avec le Mali. C’est une patrouille du Groupement d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI) de la gendarmerie nationale, qui a essuyé des tirs d’armes à feu, alors qu’elle veillait sur les frontières entre le Sénégal et le Mali.

Selon certaines informations, il s’agit de trois individus à bord de moto venus du Mali. Aucune victime n’est enregistrée chez les gendarmes. L’incident s’est produit aux abords du village frontalier de Gathiary (Arrondissement de Kéniéba). Leur direction criblée de balles, les assaillants n’avaient que leurs jambes pour s’en sortir sans faire de bruit. D’autant que la patrouille de gendarmerie était motorisée et prête à aller débusquer les assaillants.

Il s’agit là d’une première attaque de ce genre, et qui rappelle celles souvent perpétrées dans des pays voisins comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les autorités sénégalaises poursuivent leur état d’alerte observé depuis plus d’un an, aux frontières certes, mais aussi à l’intérieur du pays où aucun détail n’est négligé.

Au Sénégal et dans la diaspora, une mention spéciale a été attribuée aux forces de sécurité et de défense suite à cette attaque déjouée par la gendarmerie. Mamadou Dia, professeur de langues confie n’avoir « jamais douté des capacités des forces de défense sénégalaises, rompues à la tâche et qui sont dans beaucoup de théâtre d’opérations, à anéantir toute velléité d’attaque ».

L’enseignant se dit convaincu que « celui ou ceux qui tenteront de s’en prendre à notre pays en fera les frais. Car nous avons une armée chevronnée, professionnelle avec un fort capital expérience qui lui a permis de neutraliser la rébellion casamançaise, de délivrer la Gambie alors sous le feu ardent d’assaillant venu chasser l’ancien Président gambien Dawda Jawara de son palais ».