Sénégal : les 750 milliards des inondations débattus à l’Assemblée nationale (vidéo)

Le bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal est convoqué en réunion spéciale, mardi prochain, pour évoquer le budget de 750 milliards du plan décennal de lutte contre les inondations, dont la destination fait de plus en plus débat dans le pays.

Comme on pouvait s’y attendre, l’Assemblée nationale sénégalaise ne pouvait rester insensible au débat concernant la destination des 750 milliards de francs CFA annoncés dans le plan décennal de lutte contre les inondations. Comme le stipule l’article 49 de son règlement intérieur, le Bureau de l’Assemblée nationale va examiner les modalités de mise en œuvre d’une mission d’informations qui prend en compte toutes les sensibilités du Parlement (majorité, opposition et non-inscrits).

Cela, pour « permettre aux députés de mener à bien les missions qui leur sont dévolues, notamment dans des situations exceptionnelles comme celle qui prévaut aujourd’hui, dans plusieurs parties du Sénégal ». « Le dossier des inondations charrie naturellement une forte et légitime émotion, mais il convient de projeter un regard lucide sur les solutions structurelles et les urgences de l’heure, dans un contexte où le fléau a gagné plusieurs pays situés dans différents continents, avec une ampleur autrement plus importante. Les manifestations du dérèglement climatique ne sont guère une vue de l’esprit», peut-on lire dans un document mis à disposition par l’institution parlementaire.

Lequel document expliquer que « cette gestion technique du phénomène des inondations par le Gouvernement est donc le corollaire d’une volonté politique déroulée, articulée et coordonnée. Cette volonté puise son inspiration dans le substrat culturel de notre société, où s’exprime le réflexe de solidarité, surtout dans les moments d’épreuves ».

Le plan décennal de lutte contre les inondations, débuté en 2012, prend fin en 2022. L’on comprend, dès lors, qu’à deux ans seulement de la fin dudit plan, et au vu de la persistance des inondations, on se pose la question de savoir où sont effectivement passés les 750 milliards annoncés.