Sénégal : « Karim Wade n’est pas demandeur d’une grâce présidentielle »

Karim Wade, ancien ministre sénégalais par ailleurs fils de l’ex-Président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, « n’est pas demandeur de grâce présidentielle ».

L’ancien ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Meïssa Wade, par ailleurs fils de l’ex-Président du Sénégal, se veut clair : il n’est « pas demandeur de grâce présidentielle ».

Selon Aïda Mbodj, députée et responsable politique du Parti démocratique sénégalais, invitée de l’émission « Grand Jury » sur la Radio Futurs Médias (privée) « Karim Wade n’est pas demandeur d’une grâce présidentielle ». La députée a soutenu transmettre le vœux de Karim Wade tel que ce dernier, incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, à Dakar au Sénégal, le lui a dit. La présidente du Conseil départemental de Bambey invite à respecter, au moins sur cet aspect, la volonté du fils d’Abdoulaye Wade.

Mis en demeure le 15 mars 2013, après une audition par la commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) de justifier, dans un délai d’un mois, ses avoirs ainsi que ses biens (voitures, propriétés immobilières) et comptes bancaires, une fortune estimée à 700 milliards FCFA, il est inculpé pour enrichissement illicite et écroué le mardi 17 avril 2013 à la prison de Rebeuss. Le 23 mars 2015, Karim Wade est condamné à une peine de 6 ans de prison ferme et 138 milliards de FCFA d’amende (210 millions d’euros) par la Cour de répression de l’enrichissement illicite.

Le jeudi 20 août 2015, la Cour suprême confirme la condamnation du fils de l’ancien Président à 6 ans de prison pour enrichissement illicite. Une condamnation qui fait grand bruit au Sénégal, d’autant Karim Wade a justifié la plupart de ses biens par des dons de son père. Ces mêmes dons de l’ex-Président Abdoulaye Wade qui ont contribué à enrichir l’actuel chef de l’Etat du Sénégal qui l’a lui-même avoué. D’où le sentiment du Sénégalais lambda d’avoir affaire à une justice à deux vitesses. Suffisant pour que les conseils de Karim Wade accusent que leur client est victime d’un acharnement de l’actuel Président, Macky Sall.