Sénégal-Guinée : démantèlement d’un réseau de trafic d’enfants

De jeunes adolescents âgés entre 16 et 18 ans ont été interceptés au Sénégal par les services de sécurité de ce pays, le vendredi 14 mars dernier.

(De notre correspondant à Conakry)

Un réseau de trafic d’enfants démantelé ! De jeunes adolescents âgés entre 16 et 18 ans ont été interceptés au Sénégal par les services de sécurité de ce pays, le vendredi 14 mars dernier.

« Des mesures d’urgences ont été immédiatement prises. Rapidement, j’ai instruit de négocier avec le préfet de Saraya pour que ces enfants reviennent sous escorte jusqu’à la frontière. Donc, arrivés hier (ndlr, le vendredi 14 mars) à la frontière avec une crevaison, ils ont dû passer la nuit là-bas. Il m’a été rendu compte que les enfants sont arrivés à la frontière sous escorte », a confié Sadou Keita, gouverneur de la ville de Labé, située à plus de 400 km de la capitale.

Le gouverneur a en outre précisé avoir « appelé le commandant du bataillon autonome du Mali, ainsi que le préfet malien pour leur dire séparément de tout faire pour que les enfants soient dans de bonnes mains jusqu’à Labé, afin qu’on les identifie et qu’on sache s’ils ont des documents réguliers qui faisaient qu’ils soient conduits en grand nombre au Sénégal. On m’a dit que ce sont des enfants âgés de 16 à 18 ans. En tout cas, ce sont des mineurs. Il semble qu’ils devaient être utilisés dans des mines, mais je ne me hasarde pas à développer cette thèse. Ce, en attendant qu’ils soient là et que des investigations soient menées pour qu’on sache réellement pourquoi ils voulaient aller au Sénégal, parce qu’on a appris que ce sont des enfants de Dinguiraye ».

Il est important de rappeler que c’est un camion en provenance de la
Guinée avec 22 jeunes adolescents d’environs 16 à 18 ans à son bord,
qui a été intercepté au Sénégal par les services de sécurité du pays.
Selon des informations dignes de foi, ces enfants, accompagnés de 3
guides, devaient se rendre dans la préfecture de Saraya, en République
du Sénégal pour y travailler dans les mines d’or. Et c’est une conjugaison des efforts entre les autorités sénégalaises et guinéennes qui ont permis ce démantèlement.