Sénégal : Accidents de la route et décès dans les hôpitaux : négligence et soumission « aveugle » à Allah


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Dieu a bon dos dans ce beau pays, le mien, que j’aime et pour lequel, je suis prêt, n’est-ce pas, à verser mon sang pour qu’il reste debout !

Hélas au Sénégal, pays d’intellectuels, même si près de la moitié est analphabète en français – le système d’enseignement public y est officié dans la langue de Molière – beaucoup de chauffeurs mettent votre vie au loto ! Certes, on n’achète plus le permis de conduire, mais quelle indiscipline sur la route: si vous osez dire un mot: le chauffeur nimbé de sa minute de pouvoir, vous insulte, et si vous ripostez, son apprenti descend régler votre compte !

Et quand certains chauffards font des accidents et que la mort s’en suive, on dit c’est la volonté de Dieu! Bien sûr, Dieu partout, la conviction nulle part ! Moi le Dieu que je connais et qu’on m’a appris à connaître pourtant, dans ce pays mien, Dit: Nous ne changerons en rien dans le comportement d’un peuple sans la volonté de ce dernier ! N’est-ce pas vous qui avez appris le Coran?

Les Hôpitaux, là aussi au delà de la faiblesse réelle du plateau technique, malgré des efforts réels, et même si l’Université de Dakar fut la Mecque de l’enseignement en médecine en Afrique de l’Ouest jusqu’au Nord, aujourd’hui, l’Alma Mater ne séduit plus dans ce domaine !

Certains médecins, infirmiers, sages-femmes, aides, paramédicaux, sont d’une terrifiante belle arrogance, c’est le comportement du borgne au pays des aveugles. Aucun respect ni pour les femmes enceintes souvent illettrées, ni pour les malades notamment les plus pauvres !

En plus, dans ce pays on fume, et on fume, et on fume partout ! Ne parlons pas des conditions d’hygiène dans nos centres hospitaliers, la circulation des médicaments contrefaits ! Votre malade on le bourre de médicaments jusqu’à la mort et ensuite, c’est la cérémonie funéraire où beaucoup d’hypocrites se succèdent pour dire du bien du défunt ou de la défunte ! Ils ne partiront pas sans manger, boire et pas n’importe quoi, et ils demandent sans honte le prix du taxi pour rentrer !

Tout est travesti. Tout ! Ou presque !

Et là, où on récite quelques versets pour demander au Tout Puissant d’accueillir dans son éternel paradis le disparu ou la disparue, pour ceux qui sont musulmans, il n’est pas rare de voir un illettré en arabe tenir les feuilles du Coran faisant semblant de lire pour à la fin recevoir sa part du pactole destiné à la lecture du Livre Saint !

Et Dieu, Il est où dans tout cela? Il a bon dos le grand Seigneur qui est aux Cieux!

En Afrique, pour celles et ceux qui l’ignorent, oui, on vénérait les morts, ce qui fait qu’on veille sur nos cimetières, à notre manière, car les morts étaient des exemples de droiture, non de tortuosité durant leur vie, ils avaient sacrifié si nécessaire leur propre bien-être pour le bien de la Communauté ! Mais en est il toujours ainsi ?

Ne parlons même plus de l’héritage. Là, voraces, des vautours s’agrippent sur les biens au nom de je ne sais quelle autorité : femmes, jeunes orphelins sont ainsi déshérités sans s’en rendre compte ! Notre belle culture se meurt dans notre souffrante boulimie, dans notre belle et honteuse posture de thésaurisation et du m’as-tu vu?

… Et les autorités politiques envoient selon le statut du mort quelques liasses, un discours de circonstance.

Tout est bien qui finit bien. Et on recommence le beau scénario ! Jusqu’à quand ?

Sénégal wake UP !

El Hadji Gorgui Wade Ndoye (Journaliste accrédité aux Nations Unies à Genève, Directeur des publications du magazine panafricain en ligne ContinentPremier

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