Sénégal : 250 portables, des armes blanches et du chanvre indien saisis dans les prisons

Le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a fait le bilan à mi-parcours sur l’opération de sécurisation des lieux de détention au Sénégal, où des armes blanches, des téléphones portables et du chanvre indien ont été découverts dans les chambres des détenus. Ce qui parait inacceptable, selon le nouveau ministre de la Justice qui promet d’y remédier.

Sécurisés les lieux de détention, c’est le but que se sont fixées les nouvelles autorités sénégalaises, après avoir été mis au courant de certaines pratiques, qui mettaient en danger certains détenus. Le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a déclaré à la presse locale, que les résultats de l’enquête qu’il a commanditée, montrent qu’il y a des choses inacceptables qui se passent dans les prisons. « Nous avons quelques éléments de cette enquête qui nous montrent qu’il y a eu beaucoup de choses qui ne sont pas acceptables dans une prison. Des éléments de l’enquête autorisée par mon département font par exemple état de ce que des détenus avaient en leur possession, près de 250 téléphones portables et du chanvre indien », relate-t-il. D’autres sources nous informent que des armes blanches ont été saisies, surtout dans les maisons d’arrêt et de correction de la région de Dakar.

Les conditions de détention en question

Les mauvais traitements présumés sur des prisonniers sont inacceptables aux yeux de la loi. A en croire le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba, les conditions de détention étant déplorables, les autorités sont en train d’accélérer le processus de vente de la grande prison de Rebeuss qui sera transférée à Sébikotane, à 40 km de Dakar. « Tout acte attentatoire à la dignité humaine doit cesser dans les prisons », a-t-il ainsi déclaré, lors d’une visite au siège de l’Ordre national des avocats sénégalais. De l’avis de Me Sidiki Kaba, les éléments de l’enquête ouverte sur les mauvais traitements présumés subis par des détenus du Camp pénal de Liberté 6 (Dakar) montrent que « des choses pas acceptables se passent dans les prisons sénégalaises et qui justifient que celles-ci soient mises aux normes internationales ».

Pour mémoire, des organisations sénégalaises de défense des droits de l’Homme ont annoncé, récemment, avoir été saisies pour des cas de brimades, de sévices et de violences sur des personnes détenues à la prison de Liberté 6.