Selfie avec Jean-Marie Le Pen : Brahim Zaibat poursuivi en justice

Pour la publication d’un selfie pris à son insu et diffusé sur les réseaux sociaux à la veille du second tour des élections régionales françaises, en décembre, Jean-Marie Le Pen a porté plainte contre le danseur Brahim Zaibat.

Selon le magazine Public, Brahim Zaibat, finaliste de la saison 4 de Danse avec les stars, est convoqué le 22 janvier au tribunal à la suite d’une plainte déposée par l’ancien président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen. Ce dernier lui réclamerait 50 000 euros pour la publication de ce selfie pris à son insu et diffusé sur les réseaux sociaux à la veille du second tour des élections régionales en décembre.

Tout sourire, Brahim Zaibat, né le 6 septembre 1985 à Lyon, d’un père Algérien et d’une mère Française, prend la pose dans un avion. Devant lui, Jean-Marie Le Pen en pleine sieste. En légende du selfie posté la veille du second tour des élections régionales, pour inciter la jeunesse à contrer le Front national dans les urnes, le danseur avait écrit : « Mettez-les KO demain en allant tous voter. Pour préserver notre France fraternelle ». Cette photo avait fait le tour des réseaux sociaux, récoltant près de 200 000 likes sur Facebook et plus de 11 000 retweets sur Twitter.

Cette méthode a été dénoncée par l’ancien président d’honneur du FN qui a décidé de porter plainte contre le danseur. Le magazine Public, qui dévoile l’information, ce dimanche 10 janvier 2015, indique que Jean-Marie Le Pen réclame 50 000 euros à Brahim Zaibat, considérant que ce selfie contre son gré avait nui à son image et participé de la défaite de son parti. Jean-Marie Le Penl souhaite également que le danseur de 29 ans exprime ses regrets sur les réseaux sociaux, exigeant « 10 000 euros de pénalité par jour passé sans partager ce post ». L’affaire doit être jugée le 22 janvier, précise le magazine.

Brahim Zaibat, qui a précisé que la photo était dans son téléphone depuis plus de deux ans, ajoute que cette convocation n’était pas une surprise. « Je voulais l’utiliser au moment voulu », a affirmé Brahim Zaibat qui, avant de partager le selfie, avait pris soin de consulter ses avocats pour savoir s’ils étaient prêts à le défendre contre toute action du FN.