Santé : un vaccin contre le Chikungunya avant 2012


Lecture 3 min.
Moustique, vecteur Chikungunya
Moustique, vecteur du Chikungunya

Face à l’absence de vaccin et de traitement approprié contre le virus du Chikungunya, qui a déjà déclenché des alertes sanitaires dans de nombreux pays, Top Institute Pharma (TI Pharma) a formé un consortium scientifique pour le développement d’un vaccin d’ici l’année 2012. Ce projet a été doté d’un budget de 2,3 millions d’euros pour aboutir à un vaccin susceptible de réduire le taux de contamination et la rapidité de contagion du virus.

Le laboratoire Top Institute Pharma (TI Pharma), a récemment formé un consortium avec l’université de Wageningen (Pays-Bas), le centre médical de l’université d’Erasmus et Nobilon, une filiale de Schering-Plough, pour le développement d’un vaccin « proof of concept », c’est-à-dire une démonstration de faisabilité, contre le virus Chikungunya.

Ce projet doté d’un budget de 2,3 millions d’euros devrait permettre de combler le vide médical qui existe pour lutter contre ce virus et réduire le taux de Chikungunya.

Le Chikungunya est une maladie virale grave, transmise par le moustique tigre d’Asie. La maladie provoque une forte fièvre subite, un érythème et de vives douleurs articulaires, qui peuvent conduire à une incapacité susceptible de durer plusieurs mois. Actuellement, il n’existe pas de vaccin ni de traitement pour combattre cette maladie.

La fréquence des épidémies de maladies virales a augmenté à travers le monde ces dernières décennies, notamment celles dues au Chikungunya. Au début, la maladie était confinée à l’Afrique, mais elle s’est ensuite propagée dans les pays asiatiques. Le virus du Chikungunya a également durement touché l’Ile de la Réunion il y a deux ans.

Plusieurs cas de la maladie du Chikungunya ont été confirmés dans différents pays européens, et il semblerait que cette maladie se propage par l’intermédiaire de voyageurs revenant des pays atteints. En Europe, la France a connu plus de cent cas de Chikungunya et l’Italie, quelques centaines. Les moustiques capables de transmettre cette maladie sont présents en Europe, mais il reste à voir si le virus va continuer à se propager en Europe.

Le virologiste Ab Osterhaus, l’un des directeurs de recherche, a déclaré qu’étant « donné que le virus Chikungunya se propage de plus en plus en Asie, et qu’il risque de faire la même chose en Europe à l’avenir, il est important de développer un vaccin qu’on puisse utiliser non seulement pour protéger les gens vivant dans la zone d’endémicité, mais aussi les voyageurs qui vont dans ces zones ».

« Les groupes de travail qui vont collaborer sur ce projet ont des connaissances approfondies dans le domaine des maladies infectieuses virales exotiques, ainsi qu’une grande expérience des technologies les plus récentes dans le domaine du développement de vaccins », a ajouté Ab Osterhaus.

Eu égard aux moyens humains et financiers mis à sa disposition, le consortium scientifique s’est fixé pour objectif de développer un vaccin contre le virus du Chikungunya d’ici l’année 2012.

Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News