Santé : l’ordonnance du Medef pour réduire le déficit de la Sécu !

Le Medef vient, dans un document d’une trentaine de pages, de rendre publique sa contribution à la stratégie nationale de santé.

Le Medef vient, dans un document d’une trentaine de pages, de rendre publique sa contribution à la stratégie nationale de santé.

Dans ce document, le Medef indique qu’il « est urgent de définir un cap, une véritable stratégie pour le système de santé à l’horizon 2020-2025. C’est à cette condition que le système auquel les Français sont attachés pourra être pérennisé pour les générations actuelles et futures ». Le patronat ne s’est pas arrêté en si bon chemin, il insiste sur la nécessité de « tenir un discours de vérité aux Français et engager sans délai les réformes structurelles qui s’imposent en termes d’organisation des soins, de gouvernance et de financement».

Le Medef propose ainsi « une diminution des dépenses d’assurance maladie obligatoire de l’ordre de 25 à 30 milliards d’euros d’ici 2017 sans diminution de la qualité, de la sécurité et de l’accès aux soins » et alerte que le système déficitaire actuel « n’est pas soutenable dans la durée ». Une des réformes préconisées par le Medef reste une baisse des cotisations maladie et un transfert de certaines dépenses vers les organismes complémentaires, voire sur-complémentaires.

En outre, le Medef est pour le rééquilibrage entre la médecine de ville et l’hôpital. Pour l’organisation patronale, la seule réduction des capacités hospitalières publiques au profit d’une offre de premier recours plus lisible (rééquilibrage hôpital/ville) présente un potentiel de 7 à 10 milliards d’euros d’économies par an. Ces économies viendraient du développement de la chirurgie ambulatoire, de la réforme des urgences, du développement des maisons de santé entre autres.

Pour parvenir à économiser encore 2 à 3 milliards, le Medef est d’avis que l’hôpital public doit s’aligner sur les tarifs et la productivité du secteur privé. Cette sortie du Medef épouse les idée du nouveau Premier ministre. En effet, lors de son discours de politique générale, Manuel Valls a annoncé une économie de 10 milliards d’euros par an sur les dépenses d’assurance maladie.