Sandra Laoura, une franco-algérienne en bronze à Turin

La première médaille française de cette quinzaine Olympique a été décrochée samedi soir par une skieuse d’origine algérienne, née à Constantine il y a 25 ans. Sandra Laoura remporte le bronze dans l’épreuve féminine de ski de bosses, effaçant la déception des Jeux de Salt Lake City, en 2002, où elle avait pris la huitième place.

Blessée à une épaule début décembre, Sandra Laoura revient de loin. La jeune skieuse a remporté samedi la première médaille française des Jeux Olympiques d’hiver de Turin en terminant troisième de l’épreuve des bosses. Elle a réalisé le meilleur temps du parcours, effectué deux belles figures, un « hélicoptère », puis un salto arrière, pour terminer derrière les deux grandes favorites de la discipline, la Canadienne Jennifer Heil, leader de la Coupe du monde, et la Norvégienne Kari Traa, championne olympique en titre.

Née il y a 25 ans à Constantine, Sandra Laoura n’était pas forcément destinée à devenir une championne de ski. Mais ses parents quittent l’Algérie lorsqu’elle n’a que deux ans et s’installent à La Plagne, en Savoie (France), où la petite fille s’adapte parfaitement à la montagne et à la neige. Elle qui déclare en riant au quotidien L’Equipe « avoir de plus en plus de mal à supporter le froid » restera toujours une fille du soleil et une Algérienne de cœur.

Avec l’Algérie, l’Afrique est présente aux jeux Olympiques de Turin à travers sept pays : l’Afrique du Sud, le plus représenté avec trois athlètes, le Maroc et le Sénégal, qui en ont envoyé deux, le Kenya, l’Ethiopie et Madagascar, dont les espoirs reposeront sur un seul compétiteur. Parmi eux figurent deux femmes, l’algérienne Christelle Douibi et la marocaine Sarah Benmansour (finalement forfait), toutes deux inscritent en ski alpin.

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