Sanction de l’UE contre le Burundi : la Communauté d’Afrique de l’Est hausse le ton


Lecture 2 min.
Vue de Gitega
Vue de Gitega

La Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) appelle l’Union Européenne (UE) à lever les sanctions contre le Burundi. Cet appel est contenu dans une déclaration signée, ce mercredi, par Peter Mathuki, Secrétaire général de cette structure régionale.

La communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) se ligue pour défendre le Burundi face aux sanctions de l’Union Européenne. Dans une déclaration publiée, ce mercredi, cette organisation régionale appelle à la levée des « sanctions prises contre le Burundi car il a déjà ouvert une nouvelle page », affirme-t-elle.

D’après Peter Mathuki, Secrétaire général de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est, « les sanctions de l’UE contre le Burundi nuisent non seulement aux Burundais mais à la population de toute la région. J’appelle l’Union Européenne à lever les sanctions contre le Burundi et ouvrir une nouvelle page pour le mieux-être du peuple burundais », a-t-il déclaré.

Depuis mars 2016, l’Union Européenne a suspendu les appuis financiers directs fournis à l’administration burundaise, y compris les appuis budgétaires. Cette sanction faisait suite, entre autres, aux cas des violations des droits de l’Homme lors du 3e mandat du feu Président Pierre Nkurunziza. L’accession d’Evariste Ndayishimiye au pouvoir a apporté un nouveau souffle dans la levée de ces sanctions, mais jusque-là, elles sont toujours en vigueur.

La déclaration de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est intervient après plusieurs rencontres entre Gitega et l’Union européenne. En avril, le ministère burundais des Affaires étrangères a expliqué qu’il poursuit les démarches dans « le cadre de la normalisation de ses liens » avec l’UE.

Après un échange avec les autorités burundaises, Claude Bochu ambassadeur de l’Union Européenne au Burundi avait salué « le climat chaleureux et constructif de ce dialogue politique », lit-on sur sa page twitter. Au cours du même mois, les autorités burundaises et l’Union Européenne « se sont convenues de poursuivre les échanges afin de déboucher sur des résultats concrets », avait déclaré le ministre des Affaires étrangères, Albert Shingiro.

Newsletter Suivez Afrik.com sur Google News