Sahara : un témoin comparaît contre Ghali en Espagne, victoire du Maroc ?


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Brahim Ghali
Brahim Ghali, chef du Polisario

L’affaire Brahim Ghali revient à nouveau dans l’actualité de la presse ibérique. Le juge d’instruction de l’Audience nationale espagnole, Santiago Pedraz, a cité Ahmed Tarouzi à comparaître le 27 juillet comme témoin dans la plainte contre le chef du Front Polisario, accusé de torture et de crimes contre l’humanité. Comparution qui va dans le sens du Maroc de voir inculpé le chef du Polisario.

Dans son ordonnance, le juge Santiago Pedraz cite Ahmed Tarouzi à comparaître en tant que témoin, le 27 juillet prochain, dans l’affaire Brahim Ghali accusé de torture et crimes contre l’humanité par l’Association sahraouie des droits humains (ASADEH). Mais le juge n’a pas accédé à la demande de l’association et n’a donc pas pris de mesures conservatoires à l’encontre du chef du Front Polisario qui est retourné en Algérie, le 2 juin, quelques heures après sa comparution, le 1ᵉʳ juin, par visioconférence, depuis l’hôpital de Logroño où il était admis.

Lors de l’audience du 1ᵉʳ juin, l’ASADEH avait souhaité la comparution de trois témoins à savoir : Rigasse Nabat, Marel Hammadi Ghazal et Ahmed Tarouzi. La défense de Ghali s’était opposée à cette comparution des témoins. En revanche, le parquet accepte de recevoir Tarouzi comme témoin, car il est déjà cité dans la plainte initiale. Pour sa part, l’association salue cette décision du juge Pedraz. « Nous exprimons notre satisfaction par rapport à cette décision du juge de convoquer un témoin direct des graves violations des droits humains commises contre la population sahraouie dans les camps de Tindouf », a indiqué l’ASADEH.

Pour rappel, l’accueil de Brahim Ghali en Espagne, le 18 avril dernier, a provoqué une grave crise diplomatique avec le Maroc. D’autant que les autorités royales n’avaient pas réussi à décrocher l’inculpation de Brahim Ghali pour crimes. Une crise majeure qui a coûté à Arancha Gonzales Laya son poste de ministre espagnole des Affaires étrangères. Le gouvernement de Pedro Sanchez travaille à rétablir désormais les relations avec le Maroc, «  un partenaire et ami du Sud ».

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