Sahara : Téhéran répond aux accusations de Nasser Bourita


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Saeed Khatibzadeh
Saeed Khatibzadeh

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a récemment accusé l’Iran de « menacer l’intégrité territoriale du Maroc en soutenant le Polisario ». C’était le jeudi dernier, lors de la conférence de l’AIPAC, un mouvement pro-Israël. Mais, Téhéran rejette formellement cette accusation du chef de la diplomatie marocaine.

Nasser Bourita fait feu de tout bois, ces derniers temps, afin que le monde puisse reconnaître la marocanité du Sahara Occidental. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, n’hésite pas à s’en prendre à certains pays considérés comme proches du Front du Polisario.

Lors de la conférence de l’AIPAC, le puissant mouvement pro-Israël, jeudi dernier, Nasser Bourita a accusé l’Iran de « menacer l’intégrité territoriale du Maroc en soutenant le Polisario ». « Ce sont des allégations sans fondement », a riposté, samedi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

« Il est regrettable que le gouvernement du Maroc, qui assume actuellement la présidence du Comité Al Qods, détourne l’attention de la question brûlante du monde musulman, à savoir la lutte contre la nouvelle agression à Al Qods et la défense des droits du peuple palestinien, alors que le monde musulman a plus que jamais besoin d’unité et de solidarité », a-t-il déclaré.

Il faut signaler que Nasser Bourita a lancé ces accusations avant la pénétration des forces israéliennes dans la mosquée Al Aqsa et dans d’autres parties de Jérusalem, qui a fait une centaine de blessés parmi les Palestiniens. « Le gouvernement marocain étant incapable de régler ses propres problèmes régionaux, il a une fois de plus ressassé ses allégations non fondées contre la république islamique d’Iran tout en soutenant le régime criminel d’Israël », a-t-il ajouté.

À rappeler que les relations entre le Maroc et l’Iran sont rompues depuis le 1er mai 2018. Une décision prise par le royaume chérifien en réponse au soutien armé de l’organisation du Hezbollah, libanais chiite, au Front Polisario. Un territoire revendiqué à la fois par le Maroc et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario, en 1976.

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