Sahara, Maroc, Algérie : détails du rapport de Ban Ki-moon

Dans son rapport sur le Sahara Occidental, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon recommande notamment le retour des membres de la composante civile expulsés par le Maroc, en mars.

Le très très attendu rapport du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur le Sahara Occidental est enfin rendu public. Dans ce document, le patron de l’ONU recommande notamment le retour des membres de la composante civile de la MINURSO expulsés par le Maroc, au mois de mars dernier. Ban Ki-moon reste convaincu qu’un règlement du conflit au Sahara Occidental serait à même d’atténuer les risques de basculement des jeunes des camps de Tindouf dans la criminalité ou le terrorisme.

C’est ce lundi 18 avril 2016 au soir que le Secrétaire général a présenté au Conseil de sécurité son rapport sur le Sahara Occidental. Selon Yabiladi, le document est un résumé exhaustif de tous les événements qui ont marqué le conflit, depuis la résolution 2218 adoptée par les Quinze en avril 2015. Ban Ki-moon n’a rien oublié y compris sa crise avec le Maroc. Il s’est contenté de relater les faits sans les commenter, souligne le site.

Le rapport précise que le Président Abdelaziz Bouteflika a réitéré à Ross que son pays « apporte son soutien à toute solution acceptée par le Polisario ». Pour sa part, le patron de la diplomatie algérienne, Lamamra, a « rejeté » la « bilatéralisation » du différend territorial, snobant la proposition marocaine d’autodétermination, affirmant que son pays « reste attaché à ce principe comme il est défini par les Nations Unies et rien de plus ».

Ban Ki-moon a réservé une partie de son rapport à la MINURSO, faisant état de « menaces » qui guettent les Casques bleus dans l’exercice de leur mission. Le Secrétaire général de l’ONU lance un appel au Conseil de sécurité pour demander aux Marocains le retour des agents de la MINURSO expulsés en mars. « Sans la présence de la composante civile, la Minurso ne pourrait accomplir sa mission ». Et de mettre en garde contre les conséquences de ce « vide » qui pourrait bénéficier aux groupes radicaux.