Sahara : la réplique du Maroc au Rwanda

Le royaume chérifien n’a pas apprécié le contenu d’un article du journal rwandais The New Times, faisant référence au territoire du Sahara Occidental, « contrôlé d’une part par la République Arabe Sahraouie Démocratique et occupé partiellement par le Maroc ». La diplomatie marocaine a aussitôt apporté la réplique.

« Le Royaume du Maroc n’occupe pas le Sahara et n’est pas une puissance occupante puisqu’il exerce légalement son autorité sur le territoire ». C’est la réponse apportée par Amine Ahmed-Ayoube, porte-parole de l’ambassade du Maroc à Kigali au Rwanda. La parution de l’article en question coïncidait avec la visite de l’Envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Horst Köhler, auprès du Président Paul Kagame à quelques jours de son investiture à la tête de l’Union Africaine, relève Le Desk.

Dans sa mise au point adressée au journal rwandais The New Times, le diplomate marocain explique que « lorsque le Maroc obtint son indépendance en 1956, il ne regagna pas immédiatement tout son territoire national. Ayant fait l’objet d’une triple colonisation, par la France dans la partie centrale du pays, par l’Espagne au nord et au sud et par une administration internationale dans la ville de Tanger, le Royaume du Maroc a dû négocier par étapes le retour de ces différentes parties de son territoire national, en pleine conformité, par ailleurs, avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies ».

Amine Ahmed-Ayoube ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a en effet insisté que « soucieux de régler par des moyens pacifiques son différend colonial avec l’Espagne, le Maroc a préféré emprunter la voie de la négociation, ce qui lui a permis de restituer au Royaume les régions de Tarfaya et Sidi Ifni en 1958 et 1969, respectivement ». Soulignant que « le Maroc a été obligé d’attendre jusqu’en 1975 que l’Espagne se retire du territoire du Sahara. Ce n’est que le 11 novembre 1975 que des négociations s’ouvrent à Madrid entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie, le 14 novembre avec la signature de l’accord de Madrid, dont l’Assemblée générale prend acte dans sa résolution 3458 / B du 11 décembre 1975 », relève Le Desk.