Rwanda-Ouganda : une lueur d’espoir dans le processus de leur réconciliation

Yoweri Museveni et Paul Kagame

Le Dr Vincent Biruta, ministre rwandais des Affaires étrangères, a déclaré que les relations entre son pays et l’Ouganda ne cessent de s’améliorer, malgré la présence de la pandémie et la détention de certains citoyens rwandais en Ouganda. Il l’a fait savoir; ce 15 mai, lors d’une réunion consultative de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est sur les efforts régionaux de lutte contre le Coronavirus.

Dans sa communication a l’occasion d’une réunion régionale sur la lutte contre l’épidémie de Covid-19, le Dr Vincent Biruta, ministre rwandais des Affaires étrangères, a déclaré que la pandémie ne constitue pas un frein à la résolution de la crise avec l’Ouganda, même si elle retarde les pourparlers. Par ailleurs, il a indiqué que les deux parties comptent organiser une réunion virtuelle en vue de poursuivre leurs discussions.

« Nous avons discuté avec l’Ouganda et l’Angola, en particulier, pour évaluer comment nous pouvons poursuivre les pourparlers en utilisant une technologie moderne qui peut permettre à la commission ad hoc de se réunir à nouveau et de convenir de ce que nous pouvons aborder parmi les résolutions sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord (…). Nous examinons comment résoudre certains de ces problèmes , nous en avons beaucoup discuté, car les réunions ne sont pas encore possibles et voyons ce que nous pouvons faire ensuite lorsque la pandémie disparaitra », a-t-il déclaré.

Le cas des prisonniers rwandais

S’agissant des questions relatives à la déclaration du général ougandais Muhoozi Keinerugaba proclamant une évolution positive de relation entre les deux pays alors que certains citoyens rwandais restent en détention en Ouganda , le Dr Vincent Biruta lève le doute :« Mais en ce qui concerne les déclarations de hauts fonctionnaires, vous vous demandez parfois s’il s’agit de déclarations individuelles ou de positions officielles (…). On peut aussi noter qu’il y a des Rwandais qui devraient être libérés la semaine prochaine, environ 174 d’entre eux. Ce sont des signaux mitigés, mais je peux dire qu’il existe un moyen d’aller dans la bonne direction », a-t-il ajouté.

Pour rappel, depuis l’année dernière, le Rwanda et le l’Ouganda vivent à couteaux tirés. A la base, le régime de Paul Kagame accuse Kampala d’enlèvements de ses citoyens et de soutien aux mouvements rebelles pour renverser le gouvernement en place. De son cote, le régime Museveni accuse son voisin d’avoir espionné certains membres de son gouvernement.