Rwanda : la justice française condamne Hategekimana Philippe à perpétuité


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Hategekimana Philippe
Hategekimana Philippe

La Cour d’Assises de Paris a condamné, à la prison à vie, le Rwandais Hategekimana Philippe, naturalisé français sous le nom de Philippe Manier, pour son implication dans le génocide de 1994.

Le verdict est tombé. L’ancien gendarme rwandais a été reconnu coupable d’infractions de génocide commises, lors des évènements de 1994, contre les Tutsis dans la province du sud. La justice française reproche à l’ancien adjudant de gendarmerie, son implication dans les massacres perpétrés contre le peuple Tutsis de Nyanza, Nyabubare, Nyamure, Ntyazo et Isar Songa.

Sous détention préventive depuis 2019

Hategekimana Philippe, naturalisé français sous le nom de Philippe Manier, est reconnu coupable aussi d’avoir « tué le bourgmestre Nyagasaza Narcisse de la commune de Ntyazo, puis deux autres cadres de la même commune ». C’est en 2015 que Hategekimana a été visé par une plainte déposée devant la justice française par le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR). Une enquête contre lui a été ouverte en septembre de la même année. Deux plus tard, l’accusé a quitté la France pour le Cameroun où il a été arrêté par la police de ce pays, en exécution d’un mandat d’arrêt international décerné par les autorités françaises. Il a été extradé vers la France, en février 2019, et placé sous détention préventive, la même année.

Un motif de satisfaction après sa condamnation

Son procès a commencé le 10 mai dernier à la Cour d’Assises de Paris. La prison à perpétuité  figure parmi les sanctions pénales les plus lourdes. Selon les parties civiles, l’incriminé ne montrait aucun remord lors de ses comparutions. (…) Il essayait de tout nier et de prétendre qu’il ne connaissait personne parmi les témoins », a déclaré Me Richard Gisagara, avocat des parties civiles.

Après la condamnation de Hategekimana, le président d’Ibuka, une structure regroupant les victimes et rescapés du génocide dans le district de Nyanza, s’est dit satisfait par la décision de la justice française. Se confiant à l’Agence rwandaise d’information, M. Ndagijimana Athanase a plaidé pour la poursuite des autres personnalités impliquées dans les massacres des Tutsis, en 1994.

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