Rwanda : de nouvelles mesures pour freiner la deuxième vague de Covid-19

Le Président rwandais, Paul Kagamé

Face à la deuxième vague de Covid-19 qui secoue plusieurs pays, le Rwanda déploie de nouvelles mesures. Extension du couvre-feu, restriction des déplacements, etc., toute une stratégie pour stopper l’avancée de la maladie.

Le Rwanda prend très au sérieux la deuxième vague de Covid-19. Et pour cause. Au cours du seul mois de décembre, le pays a enregistré la moitié des 105 décès dus au Coronavirus, depuis le début de la pandémie. Et le taux de positivité des tests au Covid-19 est passé de 0,5 % au début du mois de novembre à 7,6 % ce lundi, avec un total de cas d’infection chiffré à 8 848.

Face à ces chiffres alarmants, la réaction des autorités du pays ne s’est pas fait attendre. Ainsi, dès ce mardi, de nouvelles mesures restrictives entrent en vigueur ou sont tout simplement prolongées pour 15 jours. Il s’agit du couvre-feu nocturne observé entre 20 heures et 4 heures du matin, de l’interdiction des déplacements, sauf pour raison médicale ou de services essentiels. Une exception est également faite aux véhicules de transport de marchandises qui continueront à opérer, mais avec un maximum de deux personnes à bord.

Secteur générateur de revenus, le tourisme est épargné par les restrictions, puisque les touristes étrangers sont autorisés à entrer sur le territoire, à la condition de présenter un test négatif au Covid-19.
Les nouvelles mesures viennent s’ajouter à celles déjà déployées depuis début décembre, à savoir : interdiction de toutes sortes de rassemblements et d’événements comme les mariages religieux, les réceptions diverses, même les réunions et autres conférences. Les bars et les boîtes de nuit, fermés depuis mars, n’ont toujours pas été autorisés à rouvrir leurs portes.

Par ailleurs, le gouvernement rwandais a indiqué être en discussion avec le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca et la société de biotechnologie américaine Moderna pour une acquisition de doses de vaccin destinées aux franges les plus vulnérables des populations rwandaises.