Révision de la Constitution au Kenya : Uhuru Kenyatta débouté


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Uhuru Kenyatta
Le Président kényan, Uhuru Kenyatta

Le processus de révision constitutionnelle lancé en novembre 2019 par le Président kényan, Uhuru Kenyatta, a été freiné net par la Cour d’appel du Kenya, qui a confirmé vendredi l’illégalité de cette tentative.

C’est un processus source de controverses politiques croissantes, au Kenya, que compte enclencher le chef de l’Etat kényan, Uhuru Kenyatta. C’est du moins ce que pense la Cour d’appel du Kenya, qui le trouve inconcevable, surtout à l’approche de l’élection présidentielle prévue en août 2022, raison pour laquelle l’institution a purement et simplement rejeté la requête.

« Le Président n’a pas le pouvoir, en vertu de la Constitution, d’initier des modifications de la Constitution. Un amendement constitutionnel ne peut être initié que par le Parlement ou par initiative populaire », a déclaré le président du tribunal, Daniel Musinga. Les juges ont par ailleurs indiqué que le chef de l’Etat kényan peut faire l’objet de poursuites civiles pour avoir lancé illégalement ce processus.

Baptisée « Building Bridge Initiative » cette réforme a pour objectif premier de modifier la Constitution de 2010, ayant instauré un régime présidentiel, pour créer notamment un poste de Premier ministre, deux de vice-Premier ministre et un de chef de l’opposition et augmenter le nombre de sièges au Parlement. Mais elle est visiblement mort-né, puisque la Cour d’appel du Kenya s’y et opposée.

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