Rentrée à Louzine en chantant

Un collectif d’artistes maghrébins et français lance louzine, l’usine. Lieu de rencontre et de création, louzine se démarque des autres associations. Originalité et impertinence sont les mots-clés de cet underground culturel. Ne ratez pas l’entrée.

La culture alternative a posé ses valises dans une ancienne usine (Louzine, en franco-berbéro-arabe, en algérien).  » L’association L’Usine, créée en 1998 par Elho (Hocine Boukella, musicien et dessinateur de presse algérien), Hanni Ryad (directeur du label musical « Samarkand ») et l’Orchestre National de Barbès (groupe musical maghrébo-français), est un collectif d’artistes maghrébins et français qui ont décidé de s’unir pour louer une ancienne usine située à Arcueil afin d’en faire un lieu de travail, de rencontres et de création artistique « . Ainsi se présente, pour une fois sérieusement, le collectif. Plus d’une centaine d’artistes, musiciens, dessinateurs, peintres et photographes, animent et font vivre l’usine (ou louzine, comme vous voulez).

Sérieux et langue de bois s’abstenir

Le foisonnement d’idées, épicé d’impertinence et d’originalité, donne un ensemble gai, insouciant et irrespectueux. Du bonheur. L’underground ne le restera pas longtemps car les artistes commencent à écumer les scènes parisiennes. Les sunlights commencent à se fixer sur eux. Il faut dire que Cheikh Sidi Bémol et Zalamite (les allumettes en franco-algérien) ne sont plus anonymes. Leurs concerts attirent de plus en plus de monde. Les deux groupes triturent, torturent et réinventent flamenco, salsa, reggae, rock et chaâbi. Ils élèvent la dérision en art, se délectent du politiquement incorrect.

Comme un plaisir amène toujours dans son sillage ses frères et soeurs, familles nombreuses bienvenues, le site de louzine (l’usine, en bon français) vaut vraiment le coup d’oeil. Vous êtes toujours là ? Vite à vos claviers !

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