Relations Algérie-Maroc : quand le Sahara Occidental divise les deux pays

La fédération marocaine a annoncé son retrait du championnat du monde et d’Afrique du Nord de tennis de table, qui se jouait en Algérie, pour une raison liée au Sahara Occidental. En effet, sur le logo officiel du championnat, les organisateurs ont représenté la carte du Maroc en y retranchant le Sahara Occidental.

Le royaume chérifien du Maroc a annulé sa participation au championnat de tennis de table d’Afrique du Nord et du monde qui avait eu lieu la semaine passée à Oran, une ville située à l’Ouest de l’Algérie, à cause de la représentation de son logo retranché du territoire du Sahara Occidental. Le retrait a été annoncé par un communiqué de la FRMTT.

En effet, à son arrivée en Algérie, la délégation du Maroc avait remarqué que sur le logo de l’édition 2019 du championnat, le territoire du Sahara Occidental avait été retranché de la carte géographique du royaume et à la place, était affiché le drapeau de la République Arabe Sahraouie Démocratique. C’est a version donnée à la presse marocaine par la délégation pour justifier son retrait.

Saisir la justice pour condamner cet acte

Indigné par cet acte, le responsable de la fédération marocaine a donc décidé de retirer de la compétition les deux joueurs qui étaient venus représenter son pays. Il a exprimé son désaccord et a ensuite adressé une note écrite aux organisateurs et au président de l’Afrique du Nord pour le leur notifier.

Dans sa lettre, le responsable de la FRMTT a affirmé que toucher à l’intégrité territoriale de son pays est une ligne rouge infranchissable. Cet affront ne sera pas toléré renchérit-il. Il annonce aussi qu’il compte saisir les institutions judiciaires régionales, continentales et même internationales pour faire condamner ce fait qu’il considère comme peu responsable.

Dans son discours d’investiture, le nouveau président algérien Abdelmadjid Tebboune avait déclaré jeudi 19 décembre que la tension au Sahara Occidental est simplement une « affaire de décolonisation » que l’ONU traite comme comme telle.