Regain de violences au nord-Mali


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En dépit d’une intervention militaire internationale, le nord du Mali est toujours en proie aux menaces djihadistes. Cette région a connu de nouvelles violences, lundi, avec l’attaque de djihadistes contre un camp militaire et des affrontements entre groupes armés touareg.

Le Mali connait, depuis le coup d’Etat de 2012, une instabilité au nord, due à la présence de groupes djihadistes armés ainsi que la rébellion touarègue. Cette région a connu, ce lundi 29 décembre 2014, de nouvelles violences avec l’attaque visant un camp de la MINUSMA à Tessalit, au nord de Kidal, ainsi que de violents affrontements de groupes touaregs rivaux à Bamba, au nord de Gao.

Le nord du pays fragilisé

Le regain de violences au nord fragilise de plus en plus cette zone. Les djihadistes présents dans cette région multiplient les attaques tandis que les touaregs réclament toujours leur indépendance. Lors de l’attaque de Tessalit, plusieurs roquettes ont été tirées sur le camp. La MINUSMA dépêchée sur la zone de tir ne déplore aucune victime, selon l’AFP. Une attaque qui, selon l’AFP, a été revendiquée par le groupe islamiste Ansar Dine, lié à Al-Qaïda. « Nous avons réussi à attaquer les ennemis de l’islam à Tessalit », a dit Abdoul Ag Attaher, un membre d’Ansar Dine, par téléphone à l’AFP.

Réclamant depuis 2012 leur indépendance, les Touaregs ne cessent de s’affronter. Les affrontements à Bamba ont opposé le Mouvement national de libération de l’Azawad ( MNLA) au Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia). Ces combats ont causé la mort de trois personnes. Le Gatia, créé en août dernier, revendique aussi à l’instar du MNLA une place à la table des négociations. Selon une source sécuritaire régionale, le Gatia, dernier-né des groupes armés du nord du Mali, a pour but de contrôler une base territoriale pour peser sur les négociations d’Alger. Le MNLA tente de l’en empêcher, avec ses alliés.

Ce regain de violences démontre que le nord-Mali est loin d’être tiré d’affaire, malgré la présence des forces de l’ONU, et des éléments des troupes françaises et africaines.

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