RDC : report des élections à 2018, Kamerhe pressenti Premier ministre de Kabila

En République démocratique du Congo (RDC), la coalition au pouvoir et une partie de l’opposition se sont accordées pour repousser à avril 2018 l’élection présidentielle avec le poste de premier ministre offert à un représentant de l’opposition. Vital Kamerhe semble en pole position pour diriger le prochain gouvernement.

La coalition au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC) et une partie de l’opposition se sont accordées pour repousser à avril 2018 l’élection présidentielle théoriquement prévue avant la fin 2016. Le dialogue national, auquel ne participait qu’une partie de l’opposition, a commencé le 1er septembre 2016.

L’information reprise par Le Figaro a été annoncée ce dimanche 16 octobre 2016 par un parti de l’opposition participant à un dialogue national. En effet, dans un communiqué, l’Union pour la nation congolaise (UNC), principale force de l’opposition participant à ces discussions, précise que ce compromis fixe la date de l’élection à avril 2018 et met en place un partage des pouvoirs, avec le maintien du Président Joseph Kabila dans ses fonctions et le poste de Premier ministre offert à un représentant de l’opposition. Et tous les regards sont tournés vers Vital Kamerhe, le président de l’UNC, pressenti au poste de futur chef du gouvernement d’union en RDC.

Co-modérateur de l’opposition, Vital Kamerhe a indiqué : « Nous avions déjà trouvé un consensus sur le fichier électoral, la séquence des élections. Il restait des questions majeures qui faisaient objet de négociations. Il s’agit du calendrier et de la gestion des institutions pendant la période intérimaire ainsi que d’autres mesures d’accompagnement. Les compromis sur toutes les questions ont été trouvées ».

Il faut souligner que la plupart des formations de l’opposition boycottent ces discussions, qu’elles présentent comme un prétexte visant à maintenir Joseph Kabila en fonction après l’expiration de son mandat, le 19 décembre 2016. Parmi les grands absents à cette concertation, Moïse Katumbi, harcelé par les pouvoirs en place et forcé à l’exil, et Etienne Tshisekedi. Ces derniers ont appelé au boycott du dialogue national avec le pouvoir en place.