RDC : plus de 2000 civils tués en 2020 dans l’Est, selon le HCR

Violences en RDC
Violences en RDC

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) alerte l’opinion sur les meurtres  dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC), en 2020. Lors d’un point de presse tenu, ce mardi 16 février, cette agence indique que plus de 2000 civils ont été tués dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et de l’Ituri.

« En 2020, les partenaires du HCR ont enregistrés un record de plus de 2000 civils tués dans les provinces orientales. 1 240 en Ituri, 590 au Nord-Kivu et 261 au Sud-Kivu », a déclaré Babar Baloch, porte-parole de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), lors d’un point de presse, tenu ce mardi 16 février à Genève, en Suisse.

Depuis plusieurs années, ces provinces orientales de la République Démocratique du Congo font face à l’activisme des miliciens. Ces derniers attaquent des sites miniers et sèment la terreur dans plusieurs villages de ces provinces. Selon un rapport des Nations Unies, plus de cinq millions de personnes ont été affectées par l’insécurité et les violences au cours de deux dernières années. Au Nord-Kivu, ces violences ont conduit au déplacement interne de plus de deux millions de personnes.

D’après l’Agence onusienne, « les attaques des groupes armés sont menées sur la base des soupçons de collaboration avec d’autres groupes ou avec les forces de sécurité congolaises », note Baloch. Face à ces violations des droits de l’Homme à répétition au Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, le HCR propose « des enquêtes rapides et indépendantes sur les crimes commis afin que les auteurs puissent être traduits en justice », note le porte-parole du HCR.

Notons que cette révélation de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), intervient âpres la publication en janvier dernier, d’un communiqué de presse dénonçant la hausse spectaculaire des violations des droits de l’Homme en République Démocratique du Congo, en 2020. Dans ce document, le Bureau des Nations Unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) avait indiqué que « 7909 cas de violations et atteintes aux droits de l’Homme ont été documentées au cours de l’année dernière ».