RDC : massacres dans le Kivu, HRW accuse Kinshasa et l’ONU

L’organisation de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), dénonce dans son dernier rapport la passivité observée tant par les éléments des Forces armées que par ceux de l’ONU en RDC.

Dans son dernier rapport, l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) dénonce la passivité observée tant par les éléments des Forces armées que par ceux de l’ONU en RDC. D’autant que, selon l’organisation de défense des droits de l’Homme, la Mission onusienne en RDC est les soldats congolais sont positionnés à proximité des lieux de certaines tueries, notamment les massacres perpétrés au mois d’août au Nord-Kivu.

Human Rights Watch (HRW), qui consacre l’essentiel de son dernier rapport sur la RDC à la situation sécuritaire à Béni dans la province du Nord-Kivu, fait l’état des lieux sur l’insécurité récurrente qui prévaut dans cette partie de la République en proie à des violences perpétrées par des combattants identifiés. Selon les conclusions des chercheurs de HRW, l’explication à ces violences se trouve dans la passivité observée tant par les éléments des FARDC, que par ceux des Casques bleus de la Mission de l’ONU au Congo (MONUSCO).

A titre d’exemple, HRW évoque le cas des tueries perpétrées en mi-août dernier à Rwangoma, qui avaient coûté la vie à plus de cinquante civils sous le regard des unités des FARDC et de la MONUSCO qui, pourtant, détient la plus grosse mission de maintien de la paix onusienne au monde avec près de 19 000 hommes en uniforme.

HRW pointe la nonchalance des FARDC et de la MONUSCO dont les interventions ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, depuis le début que les violences ont éclaté dans cette zone du nord de la province du Nord-Kivu faisant pas moins de 680 civils victimes au cours de plus de cent attaques à l’arme blanche attribuées aux combattants de l’Alliance des forces démocratiques (ADF).