RDC : les rebelles du M23 divisés sur la signature des accords avec Kinshasa

Anéanti par l’armée congolaise, le mouvement du M23 n’a toujours pas trouvé de compromis avec Kinshasa. Son secrétaire permanent, Serge Kambasu Ngeve, a annoncé officiellement que la rébellion s’est scindée en deux branches, opposant ceux qui souhaitent signer les accords de paix avec le gouvernement congolais et ceux qui refusent.

Une véritable crise a éclaté au sein du M23. La rébellion défaite par l’armée congolaise est en proie à de vives discussions sur la marche à suivre désormais. Au sein même du mouvement, deux parties s’opposent : celle qui souhaite signer les accords de paix avec le gouvernement congolais à Kampala et celle qui refuse de le faire. La signature de ces accords, prévue lundi dernier, a échoué faute de consensus.

Le M23 s’est donc officiellement scindé en deux branches. C’est son secrétaire permanent, Serge Kambasu Ngeve, qui l’a annoncé lors d’un point presse. Ce dernier a affirmé bénéficier du soutien de la « majorité » des membres de l’ex-rébellion, annonçant son intention de signer les « conclusions » des pourparlers de Kampala avec le gouvernement congolais. C’est la naissance de l’aile dite « réaliste » du M23. Kinshasa ne veut en effet pas entendre parler d’accord mais plutôt de « déclarations » ou « conclusions », provoquant le mécontentement d’une partie de la rébellion.

Face à ces tensions, Serge Kambasu Ngeve tente de calmer le jeu, essayant de convaincre les éléments de son groupe, qui refusent de signer les accords, selon le tempo imposé par Kinshasa, de changer leur fusil d’épaule. « Nous refusons d’être pris en otage par une minorité de personnes qui bloquent l’aboutissement du processus de paix », a déclaré Serge Kambasu Ngeve, jusqu’ici secrétaire permanent du bureau politique de la rébellion.