RDC : le M23 accusé d’avoir attaqué des Casques bleus de l’ONU

Rebelles du M23 actifs en RDC
Des rebelles du M23

Les rebelles du M23 sont accusés d’avoir délibérément attaqué des Casques bleus des Nations Unies, dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Alors que les combats entre les rebelles du M23 et les forces armées congolaises ont repris, jeudi dernier, les Nations Unies ont accusé, dimanche 22 mai, le groupe armé d’avoir attaqué des positions des Casques bleus. Bintou Keita, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, dit condamner «avec la plus grande fermeté, les attaques du Mouvement du 23 mars contre les Forces armées de la RDC et contre les Casques bleus de la Monusco, dans la zone de Shangi».

Selon un communiqué de l’ONU, l’assaut a eu lieu dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, précisant que «les rebelles du M23 ont délibérément ciblé les Casques bleus de la Monusco en position dans la zone, qui ont riposté conformément à leur mandat. Une opération conjointe FARDC-Monusco a ensuite été lancée pour libérer la zone des combattants M23». La Monusco hausse le ton, appelant le M23 à immédiatement «cesser toutes les hostilités, conformément aux engagements pris dans le cadre du processus de Nairobi».

De leur côté, les rebelles ont justifié que des soldats des Forces armées de la RDC, au cours des combats, ont trouvé refuge dans une base des Casques de l’ONU, poussant ces derniers à s’impliquer dans les confrontations. A noter que ces incidents interviennent après l’échec des pourparlers de Nairobi, au Kenya, censés ramener la paix dans le pays. Le Président Félix Tshisekedi avait sollicité son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, afin qu’il jour le rôle de facilitateur entre ses forces armées et les rebelles pour une issue heureuse.

Seulement, alors qu’ils étaient en pleines négociation, des heurts avaient été déclenchés par le M23, poussant la partie congolaise à demander l’expulsion du groupe rebelle de ces assises pour le retour de la paix en République démocratique du Congo. Les travaux qui n’avaient abouti, s’étaient alors poursuivis sans le M23.

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