Pourquoi Félix Tshisekedi n’a pas rencontré les groupes armés au Kenya


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Félix Tshisekedi, Président de la RDC
Le Président de la RDC, Félix Tshisekedi

La consultation présidentielle avec les groupes armés opérant dans les provinces de l’Est de la RDC n’a finalement pas eu lieu, vendredi, en présence de Félix Tshisekedi, comme précédemment annoncé. Pour quelles raisons ?

L’une des résolutions du sommet des cinq, visant à organiser une rencontre entre le chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo et les rebelles actifs dans les provinces de l’Est, pourrait être signée en l’absence du Président congolais, Félix Tshisekedi, qui a quitté Nairobi, la capitale kényane, sans rencontrer les groupes armés. Dans un communiqué rendu public, la Présidence congolaise a expliqué que la «principale raison reste la difficulté logistique pour le déplacement de la plupart des concernés à Nairobi».

Les autorités de Kinshasa ajoutent que leurs homologues kényanes s’attèlent à «faciliter l’arrivée des représentants de ces groupes dans la capitale kényane, en vue de rejoindre les deux autres qui y séjournent». Même s’il est rentré en RDC, le dirigeant congolais a laissé au Kenya un groupe de travail d’experts chargé de mener ces consultations. Le pilotage du volet politique de ces négociations étant confié au Président du Kenya, Uhuru Kenyatta.

Tshisekedi a toutefois mis en garde que ce dialogue est une «dernière chance donnée à ces groupes armés locaux pour déposer immédiatement les armes». Mieux, le chef de l’Etat de la RDC appelle les groupes armés à «s’engager dans le processus de réinsertion sociale faute de quoi, l’option militaire régionale soutenue par tous va les y contraindre». Le dirigeant met en garde que «cette main tendue envers ces compatriotes engagés dans une lutte armée contre leur pays n’est pas une table ronde de négociations ni de compromissions».

Jeudi, les chefs d’Etat des pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est, à travers une résolution, ont lancé un ultimatum aux groupes armés qui doivent se rendre. Autrement, il devront s’attendre à «subir la puissance de feu de la force militaire régionale ». Etaient présents à ce conclave, les Présidents Félix Tshisekedi, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Evariste Ndayishimiye du Burundi, Uhuru Kenyatta du Kenya. Le Rwandais Paul Kagame ayant étéait représenté par son ministre des Affaires étrangères.

A noter que cette rencontre entre Félix Tshisekedi et les rebelles avait soulevé une vague d’indignation en République Démocratique du Congo. C’est le cas notamment de l’opposant Martin Fayulu, qui estime «inadmissible qu’on laisse M. Félix Tshisekedi livrer le pays entre les mains des groupes armés instrumentalisés». Et l’opposant, qui revendique toujours sa victoire lors de la dernière Présidentielle, de fustiger «l’incompétence notoire de ceux qui ont usurpé le pouvoir du peuple».

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Journaliste pluridisciplinaire, je suis passionné de l’information en lien avec l’Afrique. D’où mon attachement à Afrik.com, premier site panafricain d’information en ligne
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