RDC : la police disperse la marche de l’UPDS. Deux journalistes agressés

La marche de protestation organisée par l’UPDS, Union pour la démocratie et le progrès social, d’Etienne Tshisekedi a été dispersée par les forces de polices à coup de gaz lacrymogène. Deux journalistes ont été pris à partie par la police et des jeunes du PPRD, proche de Joseph Kabila.

Cela devait être une démonstration autours d’Etienne Tshisekedi, leader de l’UPDS, opposant historique et candidat à la présidentielle du 28 novembre face au président sortant, Joseph Kabila. La marche devait mener les manifestants du siège de leur parti jusqu’à la CENI, Commission électorale nationale indépendante, où ils devaient déposer un mémorandum demandant davantage de transparence pour les élections. Mais la police a rapidement bloqué les manifestants puis les a obligé à se disperser à coup de gaz lacrymogène. Les journalistes présents sur place ont été pris à partie, un journaliste local a été tabassé ainsi qu’un cameraman qui travaillait, croit-on savoir, pour FranceO/RFO. Son matériel lui a été volé, caméra et cassette vidéo par des jeunes du PPRD, le parti de Joseph Kabila.

Selon Jacquemin Shabani, secrétaire général de l’UDPS, les manifestants sont tombés dans un guet-apens et il accuse même des jeunes venant du PPRD d’être venus semer le trouble en attaquant la manifestation à « coups de pierre et de bouteilles » avant que la police n’intervienne à son tour pour disperser les marcheurs a-t-il rapporté à l’AFP. La marche s’est poursuivie un moment malgré les violences afin de prendre à témoin la Mission d’Observation des Nations -Unies. Pour autant, les partisans d’Etienne Tshisekedi ont confirmé qu’ils participeraient aux élections de novembre 2011 et ont annoncé une nouvelle manifestation pour jeudi prochain.

Début septembre, lors d’une précédente manifestation de l’UDPS, les journalistes avaient déjà été visés. Quatre d’entre eux avaient été blessés, par des policiers et par des jeunes du PPRD. L’ensemble des représentants de la société civile et des organisations internationales s’inquiètent de ce climat ou la liberté de la presse n’est pas respectée.