RDC : la partie Est du pays face à l’activisme des groupes armés et les conflits intercommunautaires

Rebelles ADF

Depuis plusieurs décennies, la partie Est de la République Démocratique du Congo fait face à l’activisme des groupes armés et aux conflits intercommunautaires, qui fragilisent le processus du développement et de la cohésion sociale. Avec l’avènement de Felix Tshisekedi à la magistrature suprême, les violences sont montées d’un cran dans cette partie du pays, suscitant ainsi l’indignation de la communauté internationale.

Devant les membres du conseil de sécurité, dans la soirée de ce 25 juin, Leila Zerrougui, représentante spéciale du secrétaire générale de l’ONU, a dénoncé la détérioration de la situation sécuritaire dans plusieurs provinces de l’Est, dont celle de l’Ituri où les violences sont monté suite aux attaques contre les civils et les forces de sécurité par des groupes armés ethniques : « De nombreuses parties de l’Est de la RDC continuent d’être déchirées en raison des activités des groupes armés et des conflits intercommunautaires ».

En effet, depuis avril dernier, plusieurs informations faisaient état d’incursions d’éléments de Forces de défense du Soudan du sud dans le territoire d’Aru, dans le nord de l’Ituri et l’activisme du groupe armé Adf dans la province du Nord-Kivu. Cette situation a conduit à la mort d’un Casque bleu indonésien, après l’attaque de leur véhicule par des éléments présumés des ADF près de la ville de Beni. Tout en saluant les avancées enregistrées dans la stabilisation de la situation sécuritaire à Irumu, dans la partie Nord-Est, M. Zerrougui précise que les éléments de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo multiplient les efforts aux cotés de l’armée congolaise pour mettre fin à l’insécurité dans cette partie du pays.

« Dans le sud du territoire d’Irumu, par exemple, la situation sécuritaire a continué de s’améliorer depuis la signature de l’accord de paix avec la Force de résistance patriotique de l’Ituri, jetant les bases pour surmonter un conflit qui a duré près de deux décennies. Pour résoudre ces problèmes, la Monusco continue de suivre une approche globale, qui combine des déploiements de troupes actifs dans des zones chaudes pour la protection ciblées ; et la fourniture d’un soutien logistique essentiel et à grande échelle aux opérations des Forces armées congolaises », a indiqué la représentante spéciale du secrétaire générale de l’ONU

Signalons que cette dénonciation de la détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie de la République Démocratique du Congo intervient après celle de Human Rights Watch, appelant les autorités congolaises à plus de responsabilité : « le gouvernement devrait agir pour arrêter les massacres ciblant certaines communautés en Ituri ».