RDC : l’Ouganda ferme le poste-frontière contrôlé par le M23

Le conflit au Nord-Kivu, province située à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), dure depuis le mois de mai. L’armée régulière congolaise y affronte les mutins du Mouvement du 23 mars (M23). L’Ouganda a décidé, ce mercredi, de fermer son poste-frontière commun avec la RDC. Celui-ci est contrôlé depuis le mois de juillet par les rebelles de l’ex Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

L’Ouganda vient de décider, ce mercredi, de fermer son poste-frontière commun avec la République démocratique du Congo (RDC). Et pour cause, les mutins du Mouvement du 23 mars (M23), qui le contrôlent depuis le mois de juillet, y prélèvent des taxes douanières.

« Les autorités ougandaises ont fermé le poste-frontière de Bunagana, dont le côté congolais a été conquis en juillet par le Mouvement du 23 mars (M23), qui en a chassé l’armée régulière congolaise et l’utilise depuis, selon Kinshasa, pour collecter de l’argent », rapportel’AFP. « Les (responsables) congolais se plaignaient que le M23 taxait les camions et les marchandises traversant (la frontière), donc à la requête du gouvernement de République démocratique du Congo, nous avons fermé la frontière » à cet endroit, a déclaré Félix Kulayigye, un porte-parole de l’armée ougandaise.

L’Ouganda et le Rwanda accusés par l’ONU

Les mutins du M23 affrontent, depuis le mois de mai, l’armée régulière congolaise dans le Nord-Kivu, province située à l’Est de la RDC. Un conflit armé qui a engendré le déplacement de plus de 500.000 Congolais.

Plusieurs rapports de l’ONU ont accusé l’Ouganda et le Rwanda de soutenir les mutins du M23, en leur fournissant notamment des armes et munitions. Après les Etats-Unis, les Pays-Bas, la Suède, la Belgique a, à son tour, décidé de suspendre sa coopération militaire avec Kigali. Le pays signale qu’il ne peut en aucun cas former des militaires qui participent à la déstabilisation de la RDC.

Même si l’Ouganda et le Rwanda démentent toutes ces accusations, les autorités congolaises, y compris son président Joseph Kabila, dénoncent leur ingérence et demande à l’ONU des sanctions.