RDC : l’ONU appelle les acteurs politiques au dialogue

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres

Les acteurs politiques congolais sont appelés à résoudre pacifiquement leurs différends. Cet appel est du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Gueterres, suite à la montée des tensions entre les membres de la Coalition pour le changement (CACH) de Félix Tshisekedi et ceux du Front commun pour le Congo (FCC) de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Dans cette déclaration publiée ce 9 décembre par son porte-parole, le chef de l’ONU condamne également les incidents violents qui ont eu lieu au siège de l’Assemblée nationale et du Sénat. A cet effet, M. Gueterres « appelle tous les acteurs politiques à résoudre leurs différends pacifiquement, à travers le dialogue, conformément à la Constitution et dans l’intérêt du peuple congolais ».

Selon lui, les Nations Unies « continueront à soutenir le gouvernement et le peuple congolais dans leurs efforts visant à construire des institutions stables et fonctionnelles pour relever les défis sécuritaires, sanitaires et socio-économiques ».

Peu avant la déclaration d’Antonio Guterres, madame Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, a noté l’urgence de mettre fin à la tension politique en RDC.« Nous traversons malheureusement une période de tensions politiques accrues, marquée par des divergences persistantes entre les membres de la coalition au pouvoir. Nous continuerons à faire usage de nos bons offices pour faciliter une résolution rapide et pacifique de cette situation politique », a-t-elle indiqué.

En outre, elle a ajouté que la RDC a « besoin d’institutions stables et fonctionnelles se remettant au travail le plus vite possible et se concentrant sur le relèvement économique national et la stabilisation de l’est du pays, avant les élections générales prévues en 2023 ».

Pour rappel, après le discours du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, annonçant la fin de la coalition FCC – CACH, le monde assiste à une montée des tensions entre les partisans de ces deux camps. Une situation qui, en cas de persistance « pourrait avoir des répercussions sérieuses sur la situation économique et sécuritaire du pays dans le contexte de la pandémie de Covid-19 », fait remarquer Leila Zerrouigui.