
L’épidémie d’Ebola continue de progresser dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Les autorités sanitaires font désormais état de 1 561 cas confirmés et de 506 décès. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de la flambée, tandis que de nouvelles zones de santé sont touchées et que les dispositifs de prise en charge sont renforcés dans les provinces voisines.
L’épidémie d’Ebola poursuit sa progression dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Les dernières données communiquées par les autorités sanitaires recensent 1 561 cas confirmés depuis le début de la flambée, dont 506 décès. Le nombre de personnes guéries s’élève à 253, alors que plusieurs provinces restent sous surveillance en raison de la circulation du virus.
L’Ituri concentre la majorité des nouveaux foyers
La province de l’Ituri demeure la plus affectée par cette épidémie. Sur les 36 zones de santé que compte cette province, 24 enregistrent désormais des cas confirmés. Les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de prise en charge des malades et de suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
Parmi les zones récemment touchées figurent Nia-Nia, située à la frontière de la province de la Tshopo, ainsi que Lita, Drodro et Nizi, toutes localisées dans le territoire de Djugu. Ces nouvelles contaminations témoignent de l’extension géographique de l’épidémie au sein de l’Ituri. Selon un représentant de la société civile, la zone de santé de Nizi présente plusieurs facteurs de vulnérabilité.
Le Nord-Kivu renforce ses capacités de prise en charge
Située à environ 25 kilomètres de Bunia, elle abrite 34 sites accueillant des personnes déplacées. La présence d’activités d’exploitation aurifère attire également de nombreux travailleurs et favorise d’importants mouvements de population. Il indique par ailleurs que les interventions sanitaires y ont débuté tardivement.
La province du Nord-Kivu continue également d’enregistrer une augmentation du nombre de cas. Les autorités y recensent désormais onze zones de santé affectées par le virus. Afin d’améliorer la prise en charge des patients, un deuxième centre de traitement d’Ebola est entré en service à Beni au cours du week-end.
Une situation plus stable au Sud-Kivu
Ce nouvel établissement vient renforcer le dispositif sanitaire déjà en place dans cette province, régulièrement confrontée aux flambées épidémiques. Les équipes médicales poursuivent les activités de dépistage, d’isolement des cas confirmés et de suivi des contacts afin de limiter la propagation de la maladie. Dans la province du Sud-Kivu, la situation reste plus limitée.
Une seule zone de santé, celle de Miti Murhesa, est concernée par l’épidémie. Les autorités y ont enregistré trois cas confirmés, dont un décès. Les données sanitaires indiquent qu’aucun nouveau cas n’a été détecté dans cette province depuis la fin du mois de mai. Les opérations de surveillance restent toutefois maintenues afin de prévenir une éventuelle reprise de la transmission.
Plus de 250 patients déclarés guéris
En parallèle de l’évolution de l’épidémie, les autorités sanitaires indiquent que 253 personnes contaminées par le virus Ebola ont été déclarées guéries. Ces patients ont quitté les centres de traitement après leur prise en charge médicale.
Malgré ces guérisons, le bilan humain continue de s’alourdir avec plus de 500 décès recensés. Les autorités sanitaires poursuivent les actions de lutte contre l’épidémie dans les différentes provinces concernées, notamment à travers le renforcement de la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades et le déploiement des structures de traitement dans les zones les plus touchées.





