RDC : l’armée à la traque des responsables du massacre de Béni

L’armée congolaise est à la recherche des suspects responsables du massacre de Béni, dans le nord-Kivu, dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Les autorités congolaises semblent cette fois-ci décidées à traquer les responsables du massacre de Béni. Elles ont commencé à fouiller de fond en comble, ce mercredi matin, des villages des environs de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), à la recherche de suspects après les massacres ayant ensanglanté la région, a indiqué l’ONU. Les rebelles ougandais de l’ADF sont les principaux suspects de ces tueries, qui durent déjà depuis plusieurs semaines et ont fait des centaines de morts.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) « opèrent des fouilles dans les localités où les témoins ont signalé la présence (ou) le passage des présumés rebelles ougandais des ADF », écrit la Mission des Nations Unies au Congo (MONUSCO) sur son compte Twitter. L’armée avait déjà arrêté, lundi, « 34 hommes armés et 10 civils », selon la MONUSCO, notant que les FARDC ont également « récupéré 24 armes de guerre dans le territoire de Beni en proie aux rebelles ougandais des ADF ».

Cette opération vise à « déférer devant la justice les responsables de la succession de tueries à l’arme blanche qui ont coûté la vie à plus de 200 personnes, depuis octobre, dans la ville de Beni et dans ses environs», ajoute l’ONU. La ville de Beni est située dans le nord du Nord-Kivu, à environ 250 km au nord de Goma, la capitale de cette province déchirée par les conflits armés depuis plus de 20 ans. L’armée congolaise n’a pu être jointe, ce mercredi matin, pour confirmer ces informations. Selon des élus locaux, les FARDC ont notamment bouclé, depuis plusieurs jours, la zone des villages où une centaine de personnes avaient été tuées jeudi.

Le gouvernement, l’ONU, plusieurs experts et diplomates, ainsi que la société civile, imputent aux ADF, rebelles opposés au Président ougandais Yoweri Musevini, présents dans l’est du Congo depuis 1995, la responsabilité des récents massacres de civils dans cette région, qui ont débuté en octobre.