RDC, Dialogue CENCO : Kabila bloque encore sur deux points !

Alors que les négociations menées par la CENCO dans le cadre du « dialogue de la dernière chance » destiné à éviter une crise politique majeure en RDC, suite au refus de Joseph Kabila de quitter le pouvoir au terme prévu par la Constitution, un accord entre la Majorité présidentielle et le Rassemblement de l’opposition est tout proche.

Voici un point rapide de situation à cette heure.

 Les principaux points qui font l’objet d’un consensus entre les parties :

o L’impossibilité pour Joseph Kabila de se représenter pour un nouveau mandat et de changer la Constitution en conséquence ;

o La tenue de l’élection présidentielle au plus tard en décembre 2017 ;

o Un mécanisme d’encadrement prévu pour la CENI qui sera, par surcroît, placée sous le contrôle du nouveau gouvernement. Corneille Naanga pourrait, en revanche, en conserver la présidence.

 Les principaux points de désaccord :

o Le poste de Premier ministre : Joseph Kabila a donné son accord pour que le chef du gouvernement soit choisi parmi les membres de l’opposition non signataire de l’accord du 18 octobre. Mais il veut garder la main sur la désignation de celui-ci. Du coup, le Président pourrait désigner une personnalité qu’il estime influençable, pourvu qu’il soit issu du Rassemblement… Ce à quoi l’opposition est fermement opposée
.
o Les mesures de décrispation politique : Joseph Kabila entend distinguer au cas par cas. Il souhaite en particulier que lui revienne la décision de suspendre ou non les poursuites judiciaires contre Moïse Katumbi (sans craindre au passage la confusion des genres entre pouvoir Exécutif et Judiciaire…). Il appréhende en effet par-dessus tout le retour en RDC du très populaire dernier Gouverneur de l’ex-Katanga, qui pourrait laminer le candidat que choisira de soutenir Joseph Kabila lors du prochain scrutin. Les noms de Matata Ponyo et d’Aubin Minaku sont évoqués, même si Vital Kamerhe ne ménage pas ses efforts pour s’attirer le soutien d’une partie de la MP.

Enfin, dernier point important, le Rassemblement de l’opposition demande à ce que l’accord, s’il est conclu, soit également paraphé par Joseph Kabila lui-même (Etienne Tshisekedi le signerait alors également). Une manière de s’assurer que le Président se sente effectivement engagé par ledit accord.

A Kinshasa, entre appréhensions et espoirs, nombreux sont les Congolais à espérer un heureux dénouement durant la soirée. Réponse dans quelques heures.