RDC : deuxième vague de vaccination contre la poliomyélite

La deuxième phase de la campagne vaccinale contre l’épidémie de poliomyélite en faveur des enfants âgés 0 à 5 ans a débuté ce jeudi dans les provinces du Bandundu, Bas-Congo et Kinshasa, en République démocratique du Congo. Le ministère de la santé est décidé à enrayer l’épidémie du pays.

La deuxième opération de vaccination contre l’épidémie de poliomyélite a été lancé ce jeudi dans les provinces de Bandundu, Bas-Congo et Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Cette nouvelle campagne ne concerne que les enfants de moins de cinq ans, aucun cas chez les adultes n’ayant été déclaré à ce jour. La première vague de vaccination a eu lieu du 14 au 16 juillet dernier dans 13 zones des provinces du Bas-Congo et du Bandundu. Cette seconde opération concerne 35 zones de santé de Kinshasa. Et ce sont au total plus de 2,5 millions d’enfants qui sont concernés.

L’annonce de cette nouvelle campagne a été faite mercredi par le ministre de la Santé, Victor Makwenge Kaput, au cours d’une conférence de presse, en présence de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « 48 zones de santé sont concernées dont 13 zones de santé du Bas-Congo et du Bandundu, dans lesquelles la vaccination a été organisée lors de la première phase. A Kinshasa, nous avons ciblé 35 zones de santé », a affirmé le ministre. Celui-ci a, dans un même temps, a fait un point sur la situation actuelle de l’épidémie de choléra qui sévit dans quatre provinces de la RDC depuis le mois de mars dernier.

Eradiquer définitivement la poliomyélite

M. Kaput semble bel et bien déterminé à éradiquer définitivement l’épidémie de poliomyélite du pays, allant jusqu’à remercier les parents d’avoir accepter de faire vacciner leurs enfants lors des dernières campagnes de riposte. Le ministre a fait appel aux autorités provinciales pour que toute la population participe efficacement à cette nouvelle opération. « Je réaffirme que chaque fois qu’un cas de polio sera déclaré, une riposte sera immédiatement organisée », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, il n’existe encore aucun traitement contre la poliomyélite et la vaccination est la seule protection contre une éventuelle infection. Cette maladie très contagieuse, provoquée par un virus qui envahit le système nerveux, peut entraîner une paralysie totale ou même la mort.

L’épidémie de choléra continue de sévir…

Pendant ce temps, l’épidémie de choléra continue de sévir et 2101 nouvelles infections ont récemment été recensées à travers la RDC. Bien que l’épidémie soit en voie de disparition en Province Orientale, il y a encore 7 zones de santé sur les 52 aujourd’hui touchées au Bandundu, où l’on y dénombre 1427 cas dont 72 décès. D’après la presse locale, 18 zones sont touchées dans la province de l’Equateur avec 1154 cas dont 85 décès et 120 cas dont 14 décès ont été répertoriés à Kinshasa.

Face à la situation, M. Kaput a invité toute personne présentant les symptômes du choléra à se rendre au plus vite auprès des personnels de santé. « Toute personne qui fait des selles liquides plusieurs fois par jour, et toute personne qui verra subitement l’un des membres de son corps paralysé, doit être directement acheminée vers un centre de santé le plus proche pour une prise en charge et des soins appropriés », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse du mercredi 27 juillet. Il a également rassuré les plus démunis en précisant « qu’en cas d’épidémie, tout est gratuit.»

Un expert de la santé présent à la conférence a indiqué que les meilleures façons de prévenir le choléra sont entre autres : l’assainissement de l’environnement, l’approvisionnement sain en eau potable, la bonne cuisson des aliments et une observation rigoureuse des mesures d’hygiène.

crédits photo : Lareference.cd