RDC : combats entre troupes ougandaises et un groupe armé, 65 morts

Près de 65 personnes sont mortes, selon un dernier bilan, dans des affrontements entre l’armée ougandaise et des assaillants, à la frontière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC), rapportent les autorités ce dimanche.

Ils sont 65 personnes à avoir été tuées dans des violents affrontements qui ont secoué la frontière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC), rapportent les autorités ce dimanche. Ils ont opposé des assaillants armés à des troupes ougandaises. « Jusqu’à présent 54 assaillants ont été mis hors d’état de nuire, et 40 de leurs collègues ont été capturés et sont détenus, ce qui ramène le calme dans la région », a indiqué un porte-parole régional de l’armée, le lieutenant Ninsiima Rwemijuma, rapporte l’AFP. « Nous ratissons toujours la zone à la recherche de bandits qui pourraient se cacher », a-t-il précisé.

Heurts entre chrétiens et musulmans

Le dernier bilan en date de 65 morts dont des civils et des soldats a été annoncé par le porte-parole de la police ougandaise, Fred Enanga. Les régions de Kasese et Bundibugyo, théâtre des combats, à côté des montagnes de Rwenzori entre l’Ouganda et la RDC, connaît de fortes tensions entre chrétiens et musulmans ces derniers jours. Des personnes de confessions musulmanes ont attaqué une église il y a deux semaines. La tête d’une femme décapitée avait été retrouvée sur l’autel. Les chrétiens avaient alors lancé des opérations de représailles, indiquent les médias ougandais.

« Nous appelons le public à ne pas paniquer car la situation revient à la normale et il y a suffisamment de soldats et de policiers déployés », a ajouté le porte-parole de la police qui poursuit : « Les attaques à Kasese et à Bundibugyo sont liées à des différends tribaux, pas à l’ADF », a déclaré le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda. Il fait référence aux Forces démocratiques alliées (ADF) qui opèrent dans cette région. Ce groupe armé composé d’une grande partie de musulmans regroupent des mouvements d’oppositions au président ougandais Yoweri Museveni.