RDC : bombardements de l’ONU contre les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu

Des hélicoptères de la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC) ont bombardé, mardi, des positions de rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, près de la frontière, dans le nord-est du pays.

La mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC) continue sa traque contre les rebelles ougandais de l’ADF-Nalu qui sèment la terreur dans l’est du pays et commettent régulièrement des massacres. « Des hélicoptères de l’ONU ont bombardé, ce mardi 1er décembre 2015, des positions de rebelles près de la frontière, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), en représailles à de récentes attaques meurtrières », a déclaré le général Jean Baillaud, commandant par intérim des forces de la MONUSCO, relève Reuters.

Dernièrement, les rebelles de l’ADF-Nalu ont multiplié les attaques meurtrières dans la région. Pas plus tard que dimanche, ils ont attaqué des bases militaires près de la ville d’Eringeti, faisant 30 morts, dont sept civils tués à la machette dans un hôpital. D’après le général Jean Baillaud, les rebelles auraient subi de lourdes pertes.

Les combats entre la MONUSCO et les rebelles ougandais ont éclaté mardi après-midi. Ils ont lieu dans le nord de la province du Nord-Kivu, à quelques kilomètres au sud-est d’Eringeti, dans une zone maraîchère vidée de sa population. Le gouvernement congolais et la MONUSCO accusent les rebelles ougandais de plusieurs massacres ayant coûté la vie à plus de 500 civils, depuis octobre 2014. Selon des observateurs spécialistes de la région, d’autres groupes armés ou des bandes criminelles pourraient être impliqués dans ces violences.

Un rapport de l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, publié en décembre 2014, indique que des victimes et des témoins ont décrit les violentes attaques au cours desquelles les rebelles ougandais ont méthodiquement tué des civils à coups de hache, de machette et par balles. Les rebelles de l’ADF-Nalu ont également souvent recours à la torture pour susciter la peur chez leurs victimes. Des victimes auraient eu la bouche cousue pour avoir prétendument menti à leurs ravisseurs. D’autres ont été enterrées dans des trous pendants plusieurs jours. D’autres encore ont été tuées par crucifixion.