Rapatriement de migrants : l’Europe met la pression sur le Maroc

L’Autriche a pris la décision de demander à l’Europe de suspendre les aides accordées aux pays qui n’acceptent pas de rapatrier leurs ressortissants, notamment le Maroc qui semble traîner les pieds.

L’entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et la chancelière allemande Angela Merkel, qui avaient décidé ensemble d’un rapatriement des Marocains en situation régulière, n’a visiblement pas eu de suivi, notamment du côté des autorités marocains qui semblent traîner les pieds. Suffisant pour que. l’Autriche menace, ce vendredi 5 février 2016, de demander à l’Europe de suspendre les aides accordées au Maroc s’il ne rapatriait pas rapidement ses migrants déboutés, a indiqué Yabiladi.

Selon le site marocain, la menace a été exprimée ce matin, par le ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, sur la radio publique autrichienne Ö1. Le chef de la diplomatie belge aurait indiqué qu’il comptait demander à l’Union Européenne de suspendre les aides pour les pays qui n’acceptent pas de rapatrier leurs ressortissants.

« En ce moment, (l’UE verse) par exemple 480 millions d’euros chaque année au Maroc, 414 millions à la Tunisie, et malgré cela ces pays refusent de reprendre les déboutés du droit d’asile. En tant qu’Europe, nous devons enfin exercer une pression si nous souhaitons que la politique de retour fonctionne », a indiqué le ministre.

Dans un communiqué publié jeudi 28 janvier 2016, le cabinet royal évoquait un entretien téléphonique entre Andela Merkel et Mohammed VI et « l’évolution positive des relations bilatérales » ainsi que la coopération dense « qui lie les deux pays dans les différents domaines ». Bladi.net qui vait donné l’information ajoutait que l’appel d’Angela Merkel avait surtout porté sur la situation des migrants marocains et leur rapatriement au Maroc.

Le site indiquait qu’il a été décidé une rencontre entre le ministre allemand de l’Intérieur et son homologue marocain, notamment Mohamed Hassad dans le but de « travailler étroitement sur ce sujet ». Sauf que les choses semblent n’avoir pas bougé, côté marocain.