Ramadan : la flambée des prix inquiète les ménages algériens

Le spectre de la flambée des prix revient et inquiète les foyers à la veille du Ramadan en Algérie. Un mois censé être celui de la piété même chez ceux qui tentent de s’enrichir sur le dos des consommateurs qui ne savent plus à quel saint se vouer. Outre leur bourse, leur santé est aussi menacée.

La mercuriale inquiète déjà les bourses moyennes. Le spectre de la flambée des prix hante encore, à quelques jours du Ramadan, où les spéculateurs s’érigent en maîtres de l’heure. Que ce soit au niveau des marchés de gros ou de détail, les prix sont excessivement élevés. Ils ont doublé, voire triplé dans certains cas. La pomme de terre, qui reste l’élément de base dans l’alimentation algérienne, est d’ores et déjà cédée à 50 dinars (environ 50 centimes d’euros) le kilo dans certaines régions du pays.

Les aliments sont hors de prix et, quelquefois, de qualité douteuse

La tomate, l’haricot vert et l’oignon n’échappent pas à la règle et les consommateurs sont désabusés. C’est un avant-goût de ce que sera ce mois de la « rahma » qui intervient à un moment crucial, avant la fête de l’Aïd et la rentrée des classes. Une période où les chefs de familles sont appelés à casser leur tirelire. Avec un pouvoir d’achat des plus dérisoires, ils entament cette période purification avec appréhension.

A cela s’ajoute la prolifération des commerces illicites. Non seulement les denrées alimentaires sont chères, mais en plus elles risquent parfois de porter préjudice à la santé du consommateur. Les difficulté de contrôler tout « ce qui se vent et s’achète » favorise les spéculateurs, faux commerçants et intermédiaires, libres de fixer leurs prix au nom de l’offre et la demande. C’est ce qu’ils avancent tous pour donner du crédit à leur basse besogne.