Rallye : le Dakar 2021 démarre ce samedi avec le prologue

Le Dakar

Le Rallye Dakar débute, ce samedi 2 janvier 2021, avec le Prologue qui, s’il a lieu en Arabie Saoudite, ne compte pas pour le classement de cette course, vieille de 42 ans, puisqu’elle a été créée par Thierry Sabine, en 1978.

Le Rallye Dakar est un rallye-raid, créé par Thierry Sabine et lancé pour la première fois en décembre 1978. Même s’il ne se déroule plus sur le territoire africain depuis plusieurs années, en raison du terrorisme dans la bande sahélo-sahélienne, il n’a pas pour autant arrêté ses compétitions. Ce samedi a lieu le Prologue du Dakar en Arabie Saoudite. Mais, cela ne compte pas pour le classement de la course.

Les 11 kilomètres de piste en dur et d’espace libre ne serviront qu’à déterminer l’ordre de départ de la première étape, prévue ce dimanche. La spéciale sera située à une trentaine de kilomètres du stade King Abdallah à Djeddah et, a priori, il n’y a pas beaucoup de tactiques. Ouvrir une course peut poser des problèmes de navigation, mais commencer par manger de la poussière n’est pas non plus ce que les participants veulent.

Carlos Sainz, Nasser Al-Attiyah et Stéphane Peterhansel, les trois favoris du Dakar 2021, ont déjà fêté un demi-siècle. Mais, à l’exception de Nani Roma en 2014, ils ont remporté toutes les éditions de la dernière décennie. Et si l’on excepte Ari Vatanen, roi et seigneur des années où Peugeot et Citroën ont dominé le Dakar, ce sont aussi les pilotes qui ont remporté la plus spéciale de l’épreuve. Et ce ne sont pas des victoires faciles.

Depuis 2003, les écarts entre le premier et le deuxième ne sont pas grands, malgré les plus de 4 000, voire 5 000 kilomètres de spéciales. Pas même en 2015, lorsque Nasser a dominé dès la première étape, son avance n’a jamais été assez large pour être à l’abri d’un incident, ou en 2016 lorsque le retard initial de Loeb et Peterhansel a laissé Sainz seulement en tête d’avant demi-carrière. Mais il convient de rappeler l’édition 2010, lorsque Volkswagen a décidé de donner carte blanche à ses deux pilotes, et Sainz a battu Al-Attiyah de seulement 2’10’’, la différence minimale dans l’histoire de l’épreuve.

On se rappelle aussi Peterhansel et Loeb en 2017, résolus à seulement 5 minutes en faveur du premier et avec Despres, troisième à une demi-heure à peine. Ou celui de Rome sur Peterhansel avec seulement 5 minutes d’écart en 2014, lorsque Sven Quandt a imposé des ordres aux équipes face au risque de perdre leurs deux voitures.