Rachida Dati: Un bébé, deux papas… derrière les barreaux!

Poursuivis pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », les deux plaisantins affirmant être les papas de la petite Zohra Dati ont été entendus ce mardi 11 octobre par le tribunal correctionnel de Versailles.

Le mystère que laisse planer Rachida Dati sur l’identité du père de sa fille semble donner des idées des plus inattendues. Après la naissance de la petite Zorha Dati, en Janvier 2009, deux codétenus de la prison de Poissy, Germain Gaiffe, et Alfredo Stranieri, (emprisonnés pour assassinat) avaient envoyé un courrier à l’attention de Rachida Dati. Lettre à laquelle ils avaient pris le soin de joindre deux « déclarations de paternité » ainsi qu’une demande de droit de visite. Pour répondre à la question concernant la raison de sa démarche, l’un des deux a même déclaré « Je ne voulais pas que cette petite soit traitée de bâtarde ». Selon les deux accusés, la rencontre se serait produite lors d’une visite de Rachida Dati à la Prison de Poissy, en 2007. Visite pendant laquelle ils affirment avoir « partagé un moment d’intimité » avec elle… Une blague qui ne semble guère appréciée du Tribunal et encore moins de l’ancienne Garde des Sceaux. «Pourquoi avoir plaidé ? Afin d’éviter qu’un jour, sa fille lui demande pourquoi elle n’a pas réagi alors que sa dignité avait été bafouée » a déclaré Me Metzner, avocat de l’ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy.

Alfredo Stranieri, pour sa défense a déclaré qu’il n’était pas le père génétique de l’enfant, mais que toutefois, «sa déclaration de paternité « légale » restait authentique». Germain Gaiffe, qui a soulevé pendant près de 3 heures des questions de constitutionnalité a également affirmé «être le père légal» de la fillette. Il accuse cependant l’officier d’état civil de la mairie du XVIe de ne pas avoir enregistré sa démarche « à temps », ajoutant qu’il réclamait également des dommages et intérêts s’il était reconnu innocent. L’avocat d’Alfredo Stranieri, Me Frédéric Joachim, s’est dit «affligé» de voir poursuivis «des faits inconsistants qui relèvent de l’humour» lorsque Michel Desplan, procureur de la République de Versailles, a estimé que ces courriers « peuvent paraître polis mais ils n’ont qu’un sens : être injurieux, outrageants, moqueurs ». Lors de la précédente audience, Germain Gaiffe s’était fait sortir in extremis après avoir déchiré son t-shirt, laissant apparaître « Père de Zorha » sur son torse. Une histoire qualifiée par la Juge de « Roman Invraisemblable ». Cette fois, contrairement à la précédente audience, les accusés semblent avoir troqué la mise en scène pour un ton plus grave…

« Je ne voulais pas que cette petite soit traitée de bâtarde »

C’était sans compter l’intervention surprise du très controversé Dieudonné, intervenu en se présentant comme le « parrain » de la petite fille. L’humoriste s’est également constitué partie civile et a demandé 1 euro symbolique, «ou 50 centimes». Il explique la raison de sa présence: «Ma fille a pour parrain Carlos, qui est détenu à Poissy (Ilitch Ramirez Sanchez, dit Carlos, incarcéré pour terrorisme). Il a pour co-détenu Germain Gaiffe, qui m’a demandé d’être le parrain de l’enfant. C’est par confiance que je suis arrivé dans cette histoire». Le parquet a requis six mois de prison et le jugement, mis en délibéré, sera rendu le 5 décembre.

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