Que pensent-ils du projet de la Commission pour l’Afrique ?

Mohammed Berrah, Ministre conseiller à l’Ambassade d’Algérie

« C’est un rapport intéressant qui comporte des points assez positifs. Il faut souligner qu’il ne vient pas ex nihilo, il intervient après le Nepad qu’il complète. Car il y a une prise de conscience, une volonté africaine de prendre son destin et son développement en main que traduit le Nepad. Nous encourageons le rapport de la Commission pour l’Afrique, nous souhaitons qu’il se traduise dans les faits et dans les actes. Si c’est le cas, nous ne pourrons que nous en féliciter. »

Ambosio Lukoki, Ambassadeur d’Angola

« Je suis Africain et c’est de ce continent dont il est question ici. Par le passé, nous avons eu des initiatives en faveur du développent qui émanaient de l’extérieur. Depuis les choses ont changé avec l’avènement du Nepad. La stratégie définie par la Commission pour l’Afrique, sous l’impulsion de Tony Blair, est une bonne initiative à laquelle il faudra prêter attention de part et d’autre : du côté des bailleurs et de celui des bénéficiaires que sont les pays africains. C’est indéniablement une plus-value pour le continent. »

Carlos Costa, Ambassade du Mozambique

« C’est une bonne initiative des pays industrialisés en faveur des pays en voie de développement. Elle doit évidemment prendre en compte les besoins de l’Afrique qui sont clairement exprimés dans le cadre du Nepad. »

Marcel Kouassi, Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire

« C’est une excellente initiative parce qu’elle fait le constat des échecs passés et engage une réflexion profonde qui s’est conclue par un rapport. Il y a là une réelle volonté d’apporter des solutions qui sortent des sentiers battus pour véritablement régler les problèmes de l’Afrique. Ainsi, le rapport énonce un certain nombre de choses dont la question de la dette pour ne citer que celle là. Dans le cas de mon pays par exemple, le service de la dette est très important et une fois qu’on a payé cela, pour un pays qui est dans la situation que nous connaissons, nous manquons de ressources, à l’instar d’autres pays africains, pour pouvoir investir. Ce qui est la base même du développement. Il n’est pas bon que la dette soit un moyen de pression de politique bilatérale. C’est très important. Je suis, par conséquent, pour la suppression de la dette afin qu’elle ne soit plus utilisée contre les Etats. »