Quand l’Algérie cherche à enrayer la chute des cours du pétrole

L’Algérie, inquiète de la chute des cours du pétrole, appelle l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) à réduire sa production pour faire remonter le prix du baril. Les taxes sur cette matière première contribue à hauteur de 60 % du budget du pays.

Le ministre algérien de l’Energie, Youcef Yousfi, a demandé à l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) d’agir pour enrayer la chute des cours du pétrole, qui handicape fortement l’économie du pays basée essentiellement sur les revenus des taxes sur cette matière première. « L’Opep doit intervenir pour corriger les déséquilibres en procédant à une coupe de sa production afin de faire remonter les prix et de défendre les revenus de ses pays membres », a-t-il déclaré ce week-end. L’information a été rapportée par le journal économique La Tribune.

Contraction de l’économie algérienne

L’OPEP avait indiqué qu’elle n’agirait pas sur la production de pétrole, de peur qu’une remontée des prix ne favorise les pays producteurs non-membres de l’organisation. L’Arabie Saoudite avait fait une déclaration en ce sens, la semaine dernière.

Les cours du pétrole ont fortement chuté ces mois derniers, perdant la moitié de leur valeur depuis la mi-juin. Le prix du baril est passé de 115 dollars à 55 dollars actuellement, à cause de l’abondance de l’offre, du renforcement du dollar et du ralentissement de la demande induit par la faiblesse de l’économie mondiale.

La baisse de ces cours entraîne une contraction de l’économie algérienne qui met en place des mesures d’austérité, notamment le gel du recrutement des fonctionnaires.