Algérie : inquiétudes après le gel du recrutement dans la fonction publique

Le gel du recrutement dans la fonction publique annoncé par le gouvernement algérien inquiète les demandeurs d’emploi.

L’Algérie a mis en place une mesure d’austérité sans précédent. Après la chute vertigineuse des prix du pétrole, le gouvernement algérien a pris la décision de geler le recrutement dans la fonction publique. Une décision qui peut s’avérer dramatique pour les demandeurs d’emploi.

La Fonction publique en péril ?

Avec la chute du prix du pétrole, qui pèse sur l’économie algérienne, le gouvernement n’a visiblement pas eu d’autre choix que de geler le recrutement dans la fonction publique. Pour le gouvernement du Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, c’est une mesure prise pour assurer « les équilibres internes et externes » suite à la chute des prix des hydrocarbures, selonEl Watan.

Une décision qui risque de paralyser les demandeurs d’emploi. En effet, ces derniers n’ont pas d’autre choix que d’attendre la levée de la suspension qui dépend de l’évolution du marché pétrolier. Ce qui inquiète les jeunes Algériens ainsi que les diplômés qui vont devoir se tourner les pouces pendant un moment encore.

Par ailleurs, certains secteurs de la fonction publique comme l’Education, la Santé ou encore l’Administration vont devoir, de par la décision du gouvernement, se réorganiser. Ainsi l’Education nationale, qui sera privée de 15 000 postes, pourrait renoncer aux concours en 2015. Quant au secteur de la Santé, le déficit en personnel médical se fera de plus en plus ressentir.

Ces dernières années, la fonction publique a été le premier secteur recruteur en Algérie. Le gel des recrutements, qui préoccupe les demandeurs d’emplois, aura-t-il raison de la fonction publique ?