Publication des résultats des législatives au Somaliland

Les résultats des élections législatives du 29 septembre au Somaliland ont été publiés samedi. Sur 82 sièges parlementaires, le parti au pouvoir, l’Udub, en remporte 33. Les deux partis d’opposition, le Kulmiye et le Parti pour la Justice et le Bien-être, obtiennent respectivement 28 et 21 sièges, ce qui leur donne la majorité au futur Parlement.

La Commission nationale électorale (CNE) de la République autoproclamée du Somaliland a publié samedi, les résultats des élections législatives du 29 septembre dans cette région séparatiste de la Somalie. Ces élections opposaient le parti au pouvoir, l’Union des démocrates (Udub), le Kulmiye (Solidarité) et le Parti pour la Justice et le Bien-être. Presque 800 000 électeurs ont participé au scrutin pour élire les 82 membres du Parlement, sur un total de 246 candidats en lice.

S’adressant à la presse samedi, en Hargeisa, le président de la CNE, Ahmed Ali Adami, a affirmé que l’Udub a obtenu 33 sièges, alors que le Kulmiye, principal parti d’opposition, et le Parti pour la Justice et le Bien-être ont remporté respectivement 28 et 21 sièges.

« Climat paisible, de liberté et de justice »

L’opposition totalise 59,7% des sièges, ce qui représente une majorité absolue au prochain Parlement. Ce sont les troisièmes élections depuis que le Somaliland a proclamé de manière unilatérale son indépendance du reste de la Somalie en 1991, suite à la chute du régime du défunt Président Mohamed Siad Barre. Le Somaliland avait organisé des élections municipales en décembre 2002, qui ont été suivies par l’élection présidentielle en avril 2003, à l’issue de laquelle le Président en exercice, Dahir Rayalle Kahin, a été maintenu à la tête de l’Etat.

Une équipe forte de 76 observateurs en provenance de Grande- Bretagne, des Etats-Unis, de Nouvelle Zélande, d’Afrique du Sud, du Kenya et du Zimbabwe ont supervisé les élections dans la majeure partie des 985 bureaux de vote installés à travers la contrée. Selon le rapport préliminaire de ces observateurs, rendu public le 3 octobre, ce scrutin s’est déroulé dans « un climat paisible, de liberté et de justice », mais n’a pas respecté certaines normes internationales.