Procès Pistorius : la justice sud-africaine joue son avenir, mardi

Le verdict d’Oscar Pistorius, reconnu coupable d’homicide involontaire, est attendu pour le mardi 21 octobre. Ce jour, la justice sud-africaine, attendue pour rendre un verdict juste e équitable, jouera son avenir.

Le procureur a requis, ce vendredi, un minimum de dix ans de prison ferme contre Oscar Pistorius, reconnu coupable d’homicide involontaire sur sa petite amie. Si le verdict est attendu pour le 21 octobre, nombre de questions demeurent quand la volonté ou non de Pistorius de tuer sa petite amie, le soir du 14 février de l’An 2013.

C’est après plus de sept mois de procès que la juge en charge du procès du champion paralympique Oscar Pistorius a annoncé, ce vendredi, qu’elle rendrait sa sentence le mardi 21 octobre. Si le parquet a demandé une peine minimale de 10 ans de prison ferme contre Pistorius, reconnu coupable de l’homicide involontaire de sa petite amie en février 2013, la défense, elle, rejette complètement l’emprisonnement. Elle a plutôt plaidé pour une peine de travaux d’intérêt général sans emprisonnement.

L’avocat d’Oscar Pistorius a à nouveau tenté de démontrer que les remords de son client sont sincères, ajoutant qu’« aucune punition ne peut être pire que ce qu’il a traversé depuis 18 mois… On l’a dénigré au point de faire de lui un tueur fou, un tueur de sang froid, et un tas de choses horribles ».

Pistorius est sans conteste un tueur après qu’il ait abattu sa petite amie. Ce qui choque l’opinion, c’est le fait que Pistorius ait tiré, non pas une seule fois, mais quatre fois sur sa petite amie. Pour le citoyen lambda, ce qui heurte davantage est le fait que l’expertise ait démontré que la première balle n’a pas tué Reeva. Et que celle-ci était encore consciente après ce premier coup de feu.

Peut-on écarter l’avis des témoins, rejeté par le juge, qui ont confié avoir entendu des cris de femme, le soir du meurtre ? A supposer que Pistorius n’avait pas l’intention de tuer, pourquoi n’a-t-il donc pas arrêté de tirer après les hurlements (révélés par les témoins) de sa petite amie après le premier coup de feu ? Peut-on réellement parler, dans ce cas, d’homicide involontaire ?

L’homicide volontaire écarté, la juge ayant retenu l’homicide involontaire, reste à savoir quelle peine va écoper le champion paralympique, qui a vidé son chargeur sur une personne, fût-ce un cambrioleur. Le monde entier a les yeux rivés sur la justice sud-africaine.