Procès Pistorius : l’avocat de la défense accusé de « ridiculiser » un témoin


Lecture 2 min.
Oscar Pistorius
Oscar Pistorius

Barry Roux, l’avocat d’Oscar Pistorius jugé pour le meurtre de sa petite amie, a été repris par le juge ce mardi au Tribunal de Pretoria, qui l’a accusé de « ridiculiser » un témoin.

Barry Roux, l’avocat d’Oscar Pistorius, jugé pour le meurtre de sa petite amie, a été appelé à mieux se tenir! Il s’est fait reprendre ce mardi par la juge Thokozile Masipa, qui l’a accusé de « ridiculiser » un témoin. Ce témoin, un policier du nom de Barend van Staden, est venu le 14 février 2013 chez le champion paralympique photographier la scène du crime après qu’il ait abattu sa compagne de quatre balles de 9 millimètres.

Après une série de questions suggérant une fois encore un travail bâclé des enquêteurs sud-africains, Barry Roux, au 12e jour du procès, s’est lancé dans une digression sur la batte de cricket ayant servi à défoncer la porte des WC où la victime a été abattue de quatre coups de feu tirés à travers la porte fermée. Sur un cliché, la batte apparaît maculée de sang, posée sur le carrelage du WC. Sur une autre, le photographe a photographié l’autre côté, orné des autographes de plusieurs vedettes du cricket, rapporte l’AFP. « Qu’est-ce que vous appelez le devant et le derrière de la batte ? », a questionné l’avocat. « Avez-vous déjà joué au cricket, regardé du cricket ? », « avez-vous déjà vu quelqu’un tirer avec le dos de la batte, le côté qui n’est pas plat ? », a-t-il de nouveau questionné.

Barend van Staden, qui ne s’est pas laissé intimider par les interrogations de Barry Roux, a répondu que « non », il ne jouait pas au cricket mais et « oui » il avait déjà assisté à des matches et « non madame le juge », on ne frappe pas la balle avec la partie anguleuse de la batte. Avant d’expliquer qu’en qualité de photographe, le devant de la batte est le côté qu’il a pu photographier sans toucher ni retourner l’objet, et l’arrière l’autre face. Mais le procureur s’est écrié : « Objection madame le juge », assurant que le témoin « a été ridiculisé en lui expliquant comment on utilise une batte, après qu’il ait expliqué ce qu’il perçoit lui-même comme l’avant et l’arrière, ce n’est pas possible ». Objection acceptée par la juge Thokozile Masipa, qui a lancé à Barry Roux : « Vous ne pouvez pas chercher querelle au témoin ».

Suivez Afrik.com sur Google News Newsletter