Procès en RDC : Trois étrangers jugés pour coup d’État


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Arrestation menottes

Le tribunal militaire de Kinshasa-Gombe a poursuivi aujourd’hui 9 juillet 2024 l’interrogatoire des accusés dans l’affaire des attaques du 19 mai en République démocratique du Congo (RDC). Une situation décrite comme une tentative de coup d’État déjouée. Parmi les 51 personnes jugées, figurent deux Américains, Benjamin Zalman et Tyler Christian Thomson, ainsi qu’un Belgo-Congolais, Jean-Jacques Wondo.

Tous ont nié leur implication dans cet acte.

Interrogatoires clés sous haute tension

Benjamin Zalman a ouvert les interrogatoires en niant toute participation au complot. Il a affirmé avoir été menacé de mort par Christian Malanga, le présumé meneur, s’il ne suivait pas les ordres. Zalman a clarifié que sa connaissance de Malanga remonte à un forum économique à Washington en 2013. Il a également précisé que leurs échanges étaient strictement professionnels.

Tyler Christian Thomson, a quant-à lui déclaré n’avoir aucune expérience militaire et a rejeté les accusations de pilotage de drones lors de l’attaque. Il a admis connaître Malanga et quelques coaccusés, mais a insisté sur le fait qu’il avait refusé de suivre les ordres durant l’opération en raison de l’obscurité.

Jean-Jacques Wondo a également réfuté les allégations le liant à la tentative de coup d’État. Bien qu’ayant admis avoir eu des contacts antérieurs avec Marcel Malanga, fils de Christian Malanga, il a expliqué que son voyage à Brazzaville en 2023 était pour des raisons familiales, notamment pour assister aux obsèques de son frère.

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Déroulement du procès

Le procès, entamé le 7 juin 2024, a déjà vu passer plusieurs prévenus, accusés de divers crimes graves comme le terrorisme, la détention illégale d’armes et le financement du terrorisme. La tension reste palpable au sein du tribunal, chaque session apporte son lot de révélations.

Après les témoignages du 9 juillet, l’audience a été suspendue et est prévue pour reprendre le 12 juillet. Ce procès continue de susciter l’intérêt public, tant pour son importance judiciaire que pour les implications politiques en RDC.

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